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« Je ne comprends pas l?acharnement du Medical Council »

30 juillet 2006, 00:00

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Le consul honoraire d?Ukraine, le Dr Mahaboob Kureemun, est sorti de ses gonds mardi, en apprenant que douze futurs médecins ayant décroché un diplôme en Ukraine sont encore une fois montrés du doigt. En raison des irrégularités notées, le Medical Council hésite à leur accorder une inscription provisoire (pre-registration) comme médecins. C?est la première étape pour être admis en stage d?internat, à la fin duquel leurs compétences sont de nouveau évaluées. Une full registration vient alors les confirmer comme médecins.

Selon le Medical Council, les qualifications académiques de base d?une douzaine d?entre eux sont jugées insatisfaisantes. Dans certains cas, la durée de la formation en médecine, fait également sourciller. « Je ne comprends pas cet acharnement du Medical Council envers ceux qui ont fait leurs études en Ukraine. J?ai l?impression qu?on veut salir la réputation des universités ukrainiennes alors que la plupart d?entre elles sont d?un très bon niveau. Pourquoi ne mentionne-t-on jamais les autres universités d?Europe de l?Est ? », s?emporte le médecin.

Si ce n?est pas diaboliser l?Ukraine, cela y ressemble, poursuit-il. Il précise que son rôle de consul honoraire se limite à l?envoi des dossiers des étudiants à l?ambassade d?Ukrai-ne, à Pretoria, pour l?obtention d?un visa. « Les personnes qui font appel à mes services ont déjà été acceptées par l?université et ce n?est pas à moi de vérifier qu?elles détiennent un bagage d?un niveau acceptable pour poursuivre des études en médecine. »

Officiellement, ces universités exigent le 12-year schooling. Mais certaines se montrent peu regardantes quant au niveau des étudiants. Sinon comment expliquer que sur la douzaine de diplômés il y en ait qui n?ont pas de matières scientifiques au niveau du School Certificate et du Higher School Certificate (HSC) ?

Comment se fait-il que ceux qui ont un HSC « médiocre » aient été recrutés ? « C?est à la discrétion de l?université d?accepter ou de rejeter une demande d?admission. Je connais des personnes qui n?avaient pas un HSC brillant mais qui sont aujourd?hui d?excellents praticiens. Par ailleurs, je conseille aux jeunes de choisir parmi les dix universités que recommande le consulat. »

Pour lui, ceux qui ont un niveau en dessous de la moyenne n?ont pas à s?en faire. « La première année d?études de médecine est consacrée à une remise à niveau dans les matières scientifiques. Les étudiants doivent obtenir de bons résultats pour poursuivre leurs études. »

Pour éviter que ce problème ne se reproduise, les autorités compétentes devraient fixer les critères d?éligibilité pour entreprendre des études en médecine. Comme définis par le Medical Council of India. Ainsi, les Indiens qui désirent poursuivre des études de médecine dans leur pays ou ailleurs doivent obtenir l?aval de cette autorité.

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