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Production sucrière
225 000 tonnes attendues cette année
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Production sucrière
225 000 tonnes attendues cette année
La campagne sucrière 2026 démarrera officiellement le 22 juin avec la mise en opération des usines d’Alteo à Union Flacq et de Terra dans le Nord. L’usine d’Omnicane, dans le Sud, rejoindra les opérations le 14 juillet. Selon les premières estimations, la récolte devrait s’étendre jusqu’à la mi-décembre.
C’est ce qui ressort du premier communiqué sur la production sucrière 2026 publié à l’issue de la réunion du Crop Estimate Coordinating Committee, présidée par la Chambre d’Agriculture. Malgré des conditions climatiques particulièrement sèches au cours des derniers mois, les prévisions demeurent relativement encourageantes. La production sucrière nationale est actuellement estimée à environ 225 000 tonnes, contre 220 305 tonnes produites en 2025.
La période de croissance de la canne, couvrant les mois d’octobre 2025 à mai 2026, a été marquée par un déficit pluviométrique important. Parallèlement, les températures maximales ont été supérieures aux moyennes saisonnières alors que l’ensoleillement est resté proche de la normale. Toutefois, ces conditions n’ont pas eu que des effets négatifs. Selon les observations des spécialistes, elles ont favorisé la croissance végétative de la canne. À la fin du mois de mai, la hauteur des plantations était pratiquement conforme aux niveaux habituels.
En revanche, le déficit hydrique n’a pas été favorable à l’accumulation précoce du saccharose, élément essentiel à la production de sucre. Les professionnels du secteur comptent désormais sur les conditions hivernales pour ralentir la croissance de la plante et favoriser une meilleure concentration en sucre dans les tiges. Les prévisions actuelles reposent sur une récolte estimée à environ 2,37 millions de tonnes de cannes et sur un taux moyen d’extraction de 9,50 %. À titre de comparaison, la campagne 2025 avait permis la récolte de 2,32 millions de tonnes de cannes avec un taux d’extraction de 9,49 %.
Du côté des planteurs, l’exercice d’enregistrement pour les besoins de l’assurance agricole se poursuit. Au 29 mai, 6 149 petits planteurs avaient complété les formalités requises, représentant une superficie totale de 7 920 hectares. Pour les gros planteurs, la superficie enregistrée atteignait 24 415 hectares. Ces chiffres restent toutefois inférieurs à ceux enregistrés lors de la campagne précédente, où les superficies assurées s’élevaient à 8 569 hectares pour les petits planteurs et à 24 746 hectares pour les grands producteurs.
Le Crop Estimate Coordinating Committee souligne néanmoins que l’exercice d’enregistrement n’est pas encore terminé. Depuis le 2 juin, les retardataires peuvent toujours s’inscrire, moyennant le paiement d’une pénalité. Face aux défis climatiques qui continuent d’affecter l’agriculture, les acteurs du secteur suivront de près l’évolution des conditions météorologiques au cours des prochains mois. Le comité de suivi a d’ailleurs indiqué qu’il continuera à surveiller régulièrement la situation afin d’affiner les prévisions au fur et à mesure de l’avancement de la coupe 2026.
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