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Port-Louis : sévères critiques « de l’invasion de rues par les marchands ambulants »
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Port-Louis : sévères critiques « de l’invasion de rues par les marchands ambulants »
Les marchands ambulants envahissent les rues et les trottoirs. C’est le constat des maraîchers du Marché central, des chauffeurs de taxi et des commerçants. Les syndicalistes déplorent ce qu’ils appellent « l’indifférence des autorités face à cette situation ».
« Port-Louis devient une jungle. » Ce sont les propos de Raffick Bahadoor, président de la Taxi Owners Association. Il affirme que les chauffeurs de taxi n’ont plus de place de stationnement dans les rues de Port-Louis à cause des marchands ambulants qui occupent les espaces qui leur sont réservés. Les représentants des opérateurs du Marché central et ceux des commerçants de la capitale se sont réunis pour un point de presse ce mardi 20 mars au Centre social Marie-Reine-de-la-paix, à Port-Louis.
Raj Appadu, président des commerçants de Port-Louis, avance que les marchands ambulants ont envahi l’entrée des magasins, empêchant ainsi les gérants d’attirer leurs clients. « Il faut que la mairie de Port-Louis trouve une solution pour les marchands ambulants. Ce n’est plus possible de tolérer un tel désordre dans les rues de la capitale », affirme Raj Appadu.
Le représentant des opérateurs du Marché central, Issoop Soobadar, déplore, pour sa part, la descente des inspecteurs de la municipalité de Port-Louis au marché de la capitale, le jeudi 15 mars dernier. « C’est un acte de barbarie. Avant de vouloir mettre de l’ordre dans le marché, il faudrait s’occuper des marchands ambulants qui se trouvent dans les rues. »
Les trois associations avaient déjà référé leurs cas à la Cour suprême en 2006 pour le même problème. « Le Premier ministre nous dit d’avoir confiance dans les institutions et nous avons tout fait dans un cadre légal. La Cour suprême a tranché en notre faveur mais la municipalité de Port-Louis et la police ne respectent pas cet ordre », affirme Raj Appadu. Il affirme que si, dans les prochaines 24 heures, aucune mesure n’est prise pour remédier à la situation, d’autres actions légales suivront.
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