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Syrie: nouvelles sanctions européennes, négociations difficiles à l''ONU

18 janvier 2012, 20:00

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Syrie: nouvelles sanctions européennes, négociations difficiles à l''ONU

Les pays de l''''Union européenne ont décidé mercredi d''imposer de nouvelles sanctions au régime syrien pour tenter de faire cesser la répression mais le Conseil de sécurité de l''ONU, divisé, n''est pas parvenu à s''entendre sur un projet de résolution.<BR><BR>L''UE a décidé des nouvelles sanctions contre 22 personnes et huit organisations ou entreprises supplémentaires. La décision doit être formellement entérinée lundi lors d''une réunion des ministres des Affaires étrangères."<EM>Tant que la répression continuera, nous durcirons nos mesures restrictives",</EM> a souligné un responsable de l’UE..<BR><BR>Les mesures porteront sur des gels d''avoirs et des interdictions de visa en Europe, afin d''allonger encore les listes existantes. Au total, environ 120 personnes et organisations liées au régime font à ce jour l''objet de sanctions de l''Union européenne.<BR>A New York, les discussions des 15 pays membres du Conseil de sécurité de l''ONU sur un projet de résolution russe ont duré plus de quatre heures mardi, sans laisser entrevoir d''accord, selon des diplomates sur place.La Russie, traditionnel allié de Damas, ne soutiendra "aucune sanction", a répété le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, prévenant que son pays, qui dispose du droit de veto, bloquerait toute proposition autorisant une intervention militaire en Syrie.<BR>L''émir du Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa Al Thani, s''était dit samedi favorable à l''envoi de troupes arabes en Syrie pour <EM>"mettre fin à la tuerie".<BR></EM><BR>Ces déclarations s''inscrivent "<EM>dans le cadre du rôle négatif que joue le Qatar depuis le début de la crise en Syrie",</EM> a réagi mercredi le quotidien officiel syrien Techrine, accusant le Qatar de financer et d''armer les opposants.<BR><BR>Selon un responsable de la Ligue arabe, l''organisation panarabe pourrait examiner l''éventuel envoi de troupes lors d''une réunion ce week-end au Caire.En prévision de cette réunion, le Conseil national syrien (CNS), qui réunit les principaux courants de l''opposition, a annoncé avoir envoyé une délégation au Caire pour discuter de nouvelles mesures à l''encontre de la Syrie.Le CNS est en outre en contact avec des responsables et diplomates étrangers pour discuter de sa demande de transférer le dossier au Conseil de sécurité de l''ONU. Une coalition de 142 organisations arabes a demandé à la Ligue arabe de renoncer à sa mission d''observation, dénonçant son inefficacité et le non-respect du plan arabe de sortie de crise par le régime.<BR><BR>La répression de la révolte contre le président syrien Bachar al-Assad a fait au moins 5 400 morts depuis la mi-mars, selon une estimation de l''ONU, dont 400 dans les deux semaines qui ont suivi l''arrivée des observateurs arabes le 26 décembre. Les violences ont fait sept morts mercredi à travers le pays, au lendemain d''une journée qui avait coûté la vie à 20 personnes, selon l''Observatoire syrien des droits de l''Homme (OSDH).<BR><BR>Sur le plan politique, le numéro deux des Frères musulmans en Syrie, Mohammad Farouk Tayfour, a affirmé dans un entretien au quotidien panarabe Al-Hayat que le mouvement avait refusé une offre transmise par l''Iran pour diriger un gouvernement en échange du maintien au pouvoir du président Assad.<BR><BR>Sur le plan économique, la livre syrienne a perdu la moitié de sa valeur depuis le début de la révolte et s''échangeait mercredi sur le marché parallèle à 71 livres pour un dollar, aggravant les difficultés économiques du pays. Cette chute "<EM>est directement liée à la crise politique, dont les effets se répercutent plus fortement sur l''économie, ainsi qu''aux sanctions européennes sur les exportations du pétrole syrien",</EM> a estimé Jihad Yazigi, du bulletin économique The Syria Report.<BR>

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