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Espaces bureaux et commerciaux : 15 % des bâtiments à Ebène en quête de locataires

29 mai 2011, 00:00

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Espaces bureaux et commerciaux : 15 % des bâtiments à Ebène en quête de locataires

Le triangle d’Ebène présente aujourd’hui près de 300 000 pieds carrés d’espace libre. Bon nombre d’espaces bureaux et commerciaux ne trouvent toujours pas preneurs au grand dam des promoteurs.

Tandis que les bureaux y poussent comme des champignons, environ 28 000 mètres carrés d’espace disponible à Ebène n’ont toujours pas de locataires. A ce jour, quelque 22 projets ont d’ores et déjà été finalisés, au coût de Rs 5 milliards représentant une superficie de 180 000 mètres carrés. Douze autres projets sont toujours en cours pour l’érection de 212 000 mètres carrés d’espace supplémentaire.

Selon Dharam Naugah, président de Business Parks of Mauritius Ltd (BPML), propriétaire de la Cybercité, l’idée première de construire des bâtiments sur ce terrain était pour favoriser le développement. « Toutefois, aujourd’hui, il faut se rendre à l’évidence : nous avons un surplus d’espace vide à Ebène », a-t-il déclaré à lexpress.mu, précisant que près de 300 000 pieds carrés prévus pour des bureaux sont inoccupés.

Dharam Naugah est d’avis que le seul problème réside dans la crise financière. Certains promoteurs se retrouvent même dans l’obligation de devoir immobiliser leur projet afin d’assurer leurs arrières. Comme c’est le cas pour la Compagnie Nationale de Transport (CNT) qui a récemment annoncé qu’il envisageait de vendre ou de louer ses nouveaux locaux, à Ebène.

Un bâtiment qui a coûté la somme de Rs 125 millions. Rappelons d’ailleurs que la compagnie doit actuellement faire face une crise économique sans précédent. A lexpress.mu, un cadre de la compagnie a affirmé que « la priorité n’est plus de s’installer dans un nouveau quartier général, mais bien d’assurer la situation financière ». Il se pourrait même que la compagnie vende son quartier général pour financer l’achat de nouveaux autobus.

Dans les villes, ce sont les espaces commerciaux qui sont régulièrement « jetés aux oubliettes ». A Rose-Hill, le bâtiment Atrium, où la mairie voulait caser les marchands ambulants de la Place Margéot, a été saisi par une banque. « Ce bâtiment n’est désormais plus la propriété de la municipalité », a confié le maire des villes-sœurs, Norbert Froget.

Très souvent l’Etat doit intervenir. Ainsi, en décembre dernier, une transaction a été finalisée pour l''''acquisition de l’Altima Building et Ebène Heights par le National Pension Fund (NPF). Un achat au coût total de Rs 780 millions.

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