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Barack Obama effectue une longue tournée en Asie
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Barack Obama effectue une longue tournée en Asie
Deux jours après les élections de mi-mandat,  le président américain, Barack Obama s''''envole ce vendredi pour une tournée de dix jours en Asie. Ce sera son plus long déplacement à l''étranger depuis son arrivée au pouvoir.
Cette visite, en Inde, en Indonésie, en Corée du Sud et au Japon, signifie-t-elle pour autant que le président, désormais minoritaire à  Chambre des représentants, va porter plus d''attention aux grands problèmes internationaux, se demande le quotidien français Le Figaro, ce vendredi. 
« Dans le passé, les présidents américains confrontés à un Congrès hostile ont souvent lancé des initiatives à l''extérieur, censées rehausser leur stature d''homme d''État. Ce fut le cas de Bill Clinton, qui, après avoir perdu les législatives de 1994, contribua avec succès au règlement de la question nord-irlandaise, à la recherche de la paix en ex-Yougoslavie et à l''élargissement de l''Otan », rappelle le quotidien français.
Mais Barack Obama souhaite-il emprunter le même chemin ? Non, répond Le Figaro : «  D''abord parce qu''il est persuadé que sa mission essentielle est de reconstruire la Maison Amérique, si celle-ci veut espérer perpétuer son leadership international. De plus, Clinton bénéficiait d''un contexte économique très favorable, alors que Barack Obama vient d''être sanctionné dans les urnes pour n''avoir pas sorti le pays de la récession ».
«Se concentrer sur les problèmes de la planète au moment où le pays profond lui envoie un message de vif mécontentement serait un pari risqué», estime un diplomate français cité par Le Figaro. «S''il ne se concentre pas sur les priorités dessinées par les électeurs -le chômage, les déficits-, les Républicains auront beau jeu de l''accuser d''être enfermé dans sa tour d''ivoire», ajoute-t-il.
Comment alors contourner  cette  difficulté ? Réponse : la Maison-Blanche devrait montrer à l''opinion que  sa politique étrangère pourrait contribuer à la relance de l''emploi. De ce point de vue, la tournée asiatique est d’une importance évidente. En effet, les  quatre pays qu’Obam visitera  constituent  « des marchés prometteurs pour les entreprises américaines dans une Asie devenue le nouveau centre du commerce mondial au XXIe siècle », soutient  l''ex-ambassadeur Wendy Sherman. « Si la Chine ne fait pas partie des étapes du voyage, elle sera au cœur des discussions que Barack Obama aura dans la région, les quatre pays visités ayant en commun de s''inquiéter de sa montée en puissance à la fois économique et militaire ».
La Chine a d’ailleurs été au cœur de la campagne électorale, notamment à cause de la sous-évaluation du yuan qui alimente le déficit américain et des délocalisations.  Le chef de l''État pourra facilement établir un lien entre son déplacement et les urgences intérieures. Nous devons nous battre avec les pays émergents sur le plan de l''éducation et de la recherche si nous voulons rester en tête, a-t-il noté en substance dans sa conférence de presse, mercredi.
Sur les autres dossiers, en revanche, les avancées paraissent peu probables. L''affaiblissement d''Obama complique par exemple ses initiatives au Proche-Orient, où il aura plus de mal encore qu''auparavant à arracher des concessions au premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou sur le dossier palestinien.
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