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Pluie de contrats et accord sur le G20 entre Pékin et Paris
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Pluie de contrats et accord sur le G20 entre Pékin et Paris
Des entreprises françaises ont signé le jeudi 4 novembre une première salve de contrats avec la Chine, au premier jour de la visite en France du président Hu Jintao, qui a promis le soutien de Pékin à la présidence française du G20.
Nicolas Sarkozy a pour sa part proposé à la Chine un partenariat sur l''ensemble de la filière nucléaire civile, des mines d''uranium à la conception et à la commercialisation de réacteurs nucléaires de moyenne puissance.
"Nous avons décidé de travailler sans limite à une collaboration stratégique dans le domaine du nucléaire", a dit le président français lors d''un dîner offert à Hu Jintao.
Le groupe Areva, qui a signé un contrat de fourniture de 20.000 tonnes d''uranium sur 10 ans pour 3,5 milliards de dollars, est ainsi prêt à ouvrir à un partenaire chinois une des mines qu''il exploite au Niger, dit l''Elysée.
"Les Chinois sont incontournables, autant être avec eux", souligne un conseiller de Nicolas Sarkozy.
De son côté, Airbus vendra 102 avions à quatre compagnies aériennes chinoises - 50 A320, 42 A330 et 10 A350 - pour 14 milliards de dollars.
Au total, 16 milliards d''euros de contrats seront signés pendant cette visite, selon l''Elysée, 24 à 26 accords et contrats pour 20 milliards de dollars (14 milliards d''euros), selon la vice-ministre chinoise des Affaires étrangères, Fu Ying.
Hu Jintao a déclaré au dîner que la France et la Chine étaient convenues de doubler leurs échanges commerciaux d''ici 2015 pour les porter à 80 milliards de dollars par an.
Dans une déclaration commune, les chefs d''Etat promettent de favoriser un meilleur équilibre de relations commerciales bilatérales aujourd''hui massivement en faveur de la Chine.
Les deux pays s''engagent aussi à renforcer la protection de la propriété intellectuelle qui est, avec l''accès aux marchés publics chinois, une des principales difficultés rencontrées par les entreprises étrangères en Chine.
Nicolas Sarkozy a déroulé le tapis rouge pour le président de la deuxième puissance économique du monde, sur le soutien duquel il compte dans sa croisade pour un nouvel ordre monétaire mondial.
Le président français et son épouse, Carla, ont accueilli à l''aéroport parisien d''Orly le couple présidentiel chinois, qui a eu droit à une escorte de la Garde républicaine à cheval.
Selon la déclaration franco-chinoise, la Chine "soutient activement" la prochaine présidence française du G20, ce qu''ont également dit Hu Jintao et Fu Ying.
Les dossiers "globaux" et la présidence française du G20, qui débutera après le sommet de Séoul des 11 et 12 novembre, seront surtout l''objet d''un entretien et d''un dîner des deux chefs d''Etat vendredi à Nice.
Le dialogue franco-chinois "n''a aucune limite, aucune frontière, aucun sujet tabou", a assuré Nicolas Sarkozy.
Des défenseurs des droits de l''homme, des militants tibétains et ouïghours, des artistes et des personnalités des media ont manifesté jeudi à Paris pour exiger qu''il évoque les droits de l''homme avec Hu Jintao.
Le Parti socialiste a pour sa part demandé la libération de l''opposant Liu Xiaobo, prix Nobel de la Paix 2010. Fu Ying a déclaré que le cas de Liu Xiaobo n''avait pas été abordé par les deux chefs d''Etat.
"Liu Xiaobo a violé la loi et a été condamné", a ajouté la vice-ministre des Affaires étrangères chinoise, qui rappelle volontiers qu''elle fut elle-même envoyée "à la campagne" pendant la Révolution culturelle, sous Mao Tse-Tung.
"Vous avez un régime politique correct, mais vous avez aussi des problèmes", a-t-elle ajouté à l''adresse des journalistes français. "Nous, nous ne critiquons pas votre système politique. C''est à vous de l''améliorer (...) J''espère que les Occidentaux ne s''enferment pas dans la guerre froide."  a déclaré la vice-ministre des Affaires étrangères
 
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