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« Iron Man 2 » : Film de « geek » ?

14 juin 2010, 00:00

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« Iron Man 2 » : Film de « geek » ?

Il y a des questions qu’on aimerait bien poser à Justin Theroux, scénariste de Iron Man 2. 1) Comment se fait-il que dans un film où bons et méchants sont équipés d’armures hyper-sophistiquées, capables de voler et armées de missiles ou de canons automatiques, les combats se terminent toujours à coups de poing ? 2) Les armures sont très résistantes et elles peuvent tout encaisser, y compris l’impact d’un obus de gros calibre, soit. Mais, comment se fait-il que les corps humains à l’intérieur ne soient pas réduits en bouillie ?

Tony Stark a des soucis : le gouvernement veut s’approprier son armure avec la complicité d’un rival (Sam Rockwell) qui veut la reproduire à des milliers d’exemplaires un savant russe (Mickey Rourke) est parvenu à copier cette même armure et veut l’éliminer ses rapports avec Pepper Potts (Gwyneth Paltrow) deviennent de plus en plus explosifs et ce coeur artificiel qu’il s’est construit est en train de le lâcher tout en empoisonnant son corps... Ce qui aurait été gérable si tous ces éléments avaient été introduits de manière logique dans un récit avec des épisodes menés à terme et raccordés d’une manière un tant soit peu crédible.

Par exemple, comment Ivan Vanko/Mickey Rourke, venu à Monte Carlo exprès pour tuer Stark, pouvait-il savoir que ce dernier allait décider sur un coup de tête, de participer au Grand Prix ? Question(s) qu’on n’aura peut-être ni le temps ni l’envie de se poser, vu que ces inconsistances sont le plus souvent prétexte à des scènes d’action aussi spectaculaires que chargées de tension. Mickey Rourke tout en cabotinage, debout au milieu d’une piste de course, découpant les bolides avec un fouet «électrique». Scarlett Johansson irrésistible en Veuve Noire, enchaînant triples sauts, pirouettes, coups de pied et lancers de divers objets pour mettre à mal tout un bataillon de gardes armés.

On acceptera de marcher à condition d’être du genre bon public, du genre à apprécier les Marvel Comics ou à les avoir appréciés du temps de sa jeunesse. Ce qui nous fait une catégorie cible de spectateurs, constituée principalement de mâles âgés de 14 à 40 ans.

Le premier fi lm était un cocktail réussi d’action et d’humour qui faisait évoluer un héros luttant contre sa propre vulnérabilité ou mortalité. Pour ce deuxième volet, ces mêmes auteurs se contentent d’alterner scènes d’action et dialogues à l’humour décalé tout en introduisant d’autres héros des Marvel Comics qui à l’instar de Nick Fury/Samuel L. Jackson, n’apportent pas grand-chose à l’ensemble.

Certes, on ne s’ennuie à aucun moment, mais devrait-on pour autant féliciter les responsables du projet ? Probablement pas.

G. N.

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