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Atteinte à la liberté de la presse : Les témoignages de solidarité continuent à affluer

3 juin 2010, 00:00

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Atteinte à la liberté de la presse : Les témoignages de solidarité continuent à affluer

Des organisations de la société civile continuent à condamner le boycott des journalistes du groupe La Sentinelle par le gouvernement. Women in Politics affirme que « cette situation ne renvoie pas l''image d''une démocratie en bonne santé ».

L’interdiction faite à des journalistes du groupe La Sentinelle d''assister à une conférence de presse à la Government House continue à soulever l’indignation. Chaque jour, on enregistre des témoignages de solidarité venant de divers milieux. Ils viennent soutenir les journalistes pénalisés depuis que les autorités ont donné des instructions pour refuser l''accès de la Government House à des journalistes venus assister à une conférence de presse, le jeudi 27 mai.

Depuis la fin de la semaine dernière, des confrère des la presse, les membres de la profession légale, des universitaires, des syndicalistes, des politiques, l’Evêque de Port-Louis et un collectif d’ONG animé par Jayen Chellum de l’Association des consommateurs de l’île Maurice (ACIM) et Pynee Chellapermal du Cedrefi (Centre d’études et de Recherche de l’Océan indien) ont fait valoir leur opinion sur cette situation. Aujourd’hui, c’est  l’organisation Women in Politics (WIP) qui émet un communiqué pour condamner l’acte arbitraire des autorités.

« WIP exprime sa solidarité avec les rédactions du groupe La Sentinelle qui n''ont pu exercer leur métier librement, le jeudi 27 mai 2010, ayant été interdits d''accès à une conférence de presse du Ministre des Finances. Cet incident est une atteinte à la démocratie et du droit à l''information de l''ensemble des citoyens mauriciens. Il en va de même de la décision d''enlever le quotidien l''express des bibliothèques publiques », peut-on lire dans le communiqué qui porte la signature de Paula Atchia.

WIP se dit inquiète devant « les relations tendues entre la presse et le pouvoir ». L’ONG est d’avis que cela menacent l''équilibre de la société. « Cette situation ne renvoie pas l''image d''une démocratie en bonne santé. Notre pays risque également de voir son image ternie aux yeux du monde entier », affirme Paula Atchia.

De son côté, le groupe La Sentinelle a alerté le Rapporteur spécial des Nations-Unies sur la promotion et la protection au droit à la liberté d’expression. Une documentation a également été expédiée à différentes associations professionnelles, dont la World Association of Newspapers, Reporters sans frontières et le Committee to Protect Journalists basé à New York.

La Cour suprême n’ayant pas accédé à la requête de Me Michel Ahnee, l’homme de loi de La Sentinelle, d’examiner la demande d’injonction en urgence, l’affaire sera entendue le lundi 7 mai.

 

 

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