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Les marchands ambulants de la rue Desforges déclarent la guerre

9 décembre 2009, 00:00

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Les marchands ambulants de la rue Desforges déclarent la guerre

Une interdiction de la police, en complète contradiction avec les propos du lord maire, est à l’origine de la colère des marchands de nuit opérant habituellement à la rue Desforges, à Port-Louis.

Alors que le nouveau lord maire avait annoncé, le 7 décembre, que les marchands de nuit pouvaient retourner à la Desforges, la police est intervenue le 8 décembre pour les informer qu’ils allaient être évacués de force. C’est à partir de là que ces derniers ont décidé de se rendre à la municipalité.

Ainsi, une quarantaine de ces marchands de nuit se sont rassemblés dans l’enceinte de la municipalité pour réclamer des explications au lord maire, le 8 décembre. Le député Shakeel Mohamed, appelé en renfort, a, pendant plus de deux heures, essayé de convaincre ceux présents de se retirer de la rue Desforges sans succès.

Les principaux protagonistes refusant au début tout compromis scandaient des slogans contre le gouvernement. Les invectives étaient dirigées principalement contre les ministre Beebeejaun et David.

«James Burty David n’a même pas été élu. Il est passé par la fenêtre. Maintenant, il veut mettre de l’ordre», lâche un manifestant. «Dites à Beebeejaun que s’il ne peut rien faire pour nous, alors nous n’avons pas besoin de lui ni au No. 2 ni au No. 3», sont parmi les moins violents propos tenus dans les locaux de la municipalité.

Si finalement, la police, après des négociations avec des représentants de la ville, a décidé de ne pas intervenir, une mise en garde a été envoyée aux marchands de la rue Desforges pour qu’ils évacuent cette artère centrale de la capitale à partir de ce 9 décembre en attendant qu’une solution soit trouvée.

De leur côté, les marchands ambulants estiment que cette mesure d’interdiction doit s’appliquer à tout le pays et pas uniquement à la région de Plaine Verte. «Quoi qu’il arrive, nous serons là aujourd’hui aussi. S’il faut aller en prison, nous sommes prêts», affirme le trésorier de la Desforges Night Food Hawkers Association, Hood Mangalkhan.

Si la tension est tombée d’un cran, hier soir, et que les marchands ont repris leur travail à la rue Desforges, la situation n’est pas pour autant décantée surtout que ces derniers se disent prêts à braver les autorités dès aujourd’hui.

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