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Maltraitance animale à Rose-Belle
Un macaque brutalisé lors d’une fête de rue, une plainte déposée
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Maltraitance animale à Rose-Belle
Un macaque brutalisé lors d’une fête de rue, une plainte déposée
Une vidéo montrant un macaque suspendu à plusieurs reprises par la queue au-dessus d’une foule en pleine fête de rue à Rose-Belle circule depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux. La scène remonterait au week-end du 15-16 août. C’est la page Facebook StrongerTogether qui l’a mise en ligne le lundi 17 août, en identifiant l’organisation Monkey Massacre in Mauritius. La vidéo aurait initialement été publiée sur TikTok mais elle n’y est aujourd’hui plus disponible , vraisemblablement retirée depuis.
Mansa Daby, fondatrice de Monkey Massacre in Mauritius, a déposé une plainte formelle le 21 août auprès de l’Animal Welfare Unit, division des services vétérinaires du ministère de l’Agro-industrie, ainsi qu’une lettre séparée adressée à la National Parks and Conservation Service (NPCS).Les images montrent, selon elle, un individu suspendant l’animal par la queue à plusieurs reprises, son corps restant sans aucun soutien. Un traitement susceptible, selon la plaignante, de causer des blessures importantes à la queue, à la colonne vertébrale et aux structures musculo-squelettiques.
L’organisation invoque l’ar ticle 3(1)(a) de l’Animal Welfare Act 2013, qui érige en infraction le fait de soumettre un animal à la détresse, à la douleur ou à la souffrance. Elle a demandé qu’une enquête soit ouverte, que l’animal soit localisé et examiné sans délai par un vétérinaire, et que des mesures soient prises pour éviter toute récidive, ces fêtes de rue étant, selon les informations recueillies par l’organisation, récurrentes dans le quartier.
Une seconde lettre, adressée le même jour au NPCS, élargit le débat au-delà du seul cas de maltraitance. Mansa Daby y relève que le Macaca fascicularis, le macaque crabier, n’est classé ni comme protected wildlife ni comme prescribed wildlife au sens de la Native Terrestrial Biodiversity and National Parks Act 2015, ce qui créerait un vide réglementaire quant à sa capture dans la nature et à sa détention privée. Elle cite à l’appui une analyse du Bureau du Directeur des poursuites publiques, selon laquelle aucune législation n’empêcherait actuellement une personne de capturer et de garder un macaque à titre privé, alors même que l’espèce est par ailleurs classée alien invasive species par le NPCS. Pour la fondatrice de Monkey Massacre in Mauritius, cette zone grise expose l’animal à l’exploitation : la législation sur le bien-être animal ne peut sanctionner la cruauté qu’une fois celleci commise, alors que la question de fond, celle du droit de capturer et de détenir un macaque sauvage, resterait sans réponse claire dans le cadre légal actuel. Elle appelle le NPCS à combler cette lacune par des amendements législatifs et réglementaires.
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