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Système d’information intégré
Pour une gestion robuste et durable des pêches côtières
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Système d’information intégré
Pour une gestion robuste et durable des pêches côtières
■ Le FIS fournirait aux autorités des données plus fiables, améliorant ainsi la surveillance et orientant les pratiques durables dans l’ensemble du secteur de la pêche côtière.
Un atelier de validation s’est tenu le 18 août à l’Albion Fisheries Research Centre afin d’examiner une proposition sur la création d’un Fisheries Information System (FIS). Cette réunion s’inscrit dans une démarche plus large de modernisation des données halieutiques du pays, fournissant aux décideurs des informations fiables pour une gestion durable des ressources marines. Organisé par le ministère de l’Agro-industrie, de la sécurité alimentaire, de l’économie bleue et de la pêche, cet atelier soutient le projet «Amélioration de la gestion des pêches côtières à Maurice par l’évaluation et l’amélioration des systèmes de collecte de données halieutiques».
Financée par le Fonds sur la pêche (voir plus loin) de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), cette initiative vise à renforcer la collecte, la communication, l’analyse et l’utilisation des données pour la prise de décisions. La proposition est en cours d’élaboration en vue de sa soumission au titre du programme de subventions de catégorie II du Fonds sur la pêche de l’OMC. Si elle est approuvée, le FIS fournirait aux autorités des données plus fiables, améliorant ainsi la surveillance et orientant les pratiques durables dans l’ensemble du secteur de la pêche côtière.
L’atelier fait suite à une consultation des parties prenantes les 19 et 20 mai 2026. Cette session avait réuni des représentants des communautés de pêcheurs, des ministères, des organismes chargés de l’application de la loi et d’autres acteurs concernés. Elle a mis en lumière les faiblesses des systèmes actuels de collecte de données et a souligné la nécessité d’un cadre plus robuste. Lors de la séance de validation, les participants ont examiné la proposition de projet afin de s’assurer de sa conformité aux recommandations et priorités définies en mai 2026. L’objectif était de traduire ces observations en un plan concret pour le Système intégré de gestion des pêches (SIG), pour qu’il puisse être financé et mis en œuvre efficacement.
Meera Satishchandra Koonjul, directrice des pêches au ministère, a insisté sur l’importance d’une collaboration étroite entre toutes les parties prenantes. Elle a souligné que des données fiables et gérées de manière professionnelle sont essentielles à l’élaboration de politiques éclairées et à l’orientation de pratiques de pêche durables. Elle a également mis en lumière l’opportunité offerte par le Fonds sur la pêche de l’OMC d’accélérer l’amélioration de la gestion des données.
Aymen Charef, consultant du Fonds sur la pêche de l’OMC, qui a animé l’atelier, a réitéré son soutien pour s’assurer que le projet reflète les contributions des parties prenantes et réponde aux exigences du fonds. La séance s’est concentrée sur l’alignement de la proposition sur les priorités nationales et les étapes pratiques nécessaires pour établir un système d’information robuste sur les pêches, qui serve à la fois les chercheurs, régulateurs et communautés de pêcheurs.
Le rôle du fonds sur la pêche
Le fonds sur la pêche de l’OMC octroie des subventions aux pays en développement et aux pays les moins avancés (PMA) membres. Plus de 40 pays en bénéficient, répartis sur deux cycles de financement : 26 bénéficiaires initiaux approuvés en novembre 2025 et 17 membres supplémentaires approuvés en juillet 2026 (dont le Bénin, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Nigéria et le Togo). Ce fonds est ouvert à tous les PMA membres de l’OMC qui ont formellement accepté l’Accord sur les subventions à la pêche. Plus de 40 pays bénéficiaires reçoivent des subventions de préparation de projet (jusqu’à 50 000 $) pour l’évaluation des besoins et des subventions de mise en œuvre de projet (jusqu’à 300 000 $) pour la mise à jour de la législation sur la pêche, la collecte de données et les systèmes de gestion. La gouvernance du fonds comprend des représentants des pays bénéficiaires, notamment la Barbade, la Gambie, Haïti, Maurice, le Pérou, les Philippines, les Seychelles et la Sierra Leone.
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