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Économie bleue

Promouvoir la coopération régionale et la gestion durable des ressources marines

20 août 2026, 21:00

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Promouvoir la coopération régionale et la gestion durable des ressources marines

Formation à la «longline fishing», technique de pêche qui utilise une longue ligne principale garnie de nombreux hameçons pourvus d’appâts. © Tony Fine

Le ministère de l’Agro-industrie, de la Sécurité alimentaire, de l’économie bleue et de la pêche a organisé le 17 août à Port-Louis un atelier de lancement du Projet pour les petits États insulaires africains (PEID), visant à promouvoir la pêche hauturière durable et des activités à valeur ajoutée à Maurice, en présence du ministre, Arvin Boolell, et du junior minister, Fabrice David.

Fabrice David a accueilli les acteurs du secteur, soulignant l’importance du projet dans le contexte du 46e sommet de la SADC en Afrique du Sud et le lien étroit entre coopération régionale et gestion durable des ressources marines, essentiel selon lui pour un développement résilient en Afrique.

Les PEID sont confrontés à des défis particuliers, mais disposent aussi d’opportunités en matière de protection de l’environnement et de développement socioéconomique. Le projet du Programme des Nations unies pour le développement et du Fonds pour l’environnement mondial, Soutenir la transformation durable et inclusive de l’économie bleue dans les PEID africains, accompagne six nations insulaires africaines: le Cap-Vert, la Guinée-Bissau, São Tomé-et-Príncipe, les Comores, Maurice et les Seychelles.

À Maurice, l’objectif principal est «la mise en place d’approches durables en matière de pêche hauturière et d’activités de valorisation associées». Bénéficiant d’une subvention de 639 000 dollars du Global Water Partnership Southern Africa, le projet vise à transformer le secteur local grâce à plusieurs objectifs opérationnels clés:

Produits à valeur ajoutée

Il s’agit de décongestionner des lagunes, en accompagnant la transition des pêcheurs artisanaux vers une pêche en haute mer plus durable ; de valoriser la chaîne de valeur en développant la transformation post-pêche, la logistique et la commercialisation pour accroître les marges des pêcheurs. Des formations pratiques, à la longline fishing à bord de navires spécialisés notamment, seront aussi organisées. Le but est aussi d’intégrer les femmes et les jeunes dans la chaîne d’approvisionnement modernisée.

Le projet prévoit de former 60 pêcheurs artisanaux (dont 20 de Rodrigues) à la pêche longline, 1 000 poissonniers (dont 40 % de femmes), et 180 femmes vulnérables à la gestion de la chaîne du froid, avec distribution de glacières et de présentoirs.

L’application RodMoFAD (lire ci-contre) deviendra un système d’information bidirectionnel, permettant aux pêcheurs de fournir des données sur la biomasse et les prises. Fabrice David a souligné que le succès se mesurera aux résultats concrets pour les pêcheurs : pêche plus sûre, meilleure qualité des prises, revenus accrus, pression réduite sur les lagunes et attrait de métiers modernes pour les jeunes.

Le ministre Arvin Boolell a souligné que l’économie bleue est vitale pour Maurice en raison de son potentiel de croissance du PIB. «Il faut encourager les produits à valeur ajoutée [...] Le recours à la technologie, notamment à l’intelligence artificielle, est un moyen de faire progresser le secteur.»

Lors de la séance de questionsréponses, les pêcheurs ont exprimé leurs inquiétudes quant à la viabilité des canottes de fabrication locale, qui ne sont plus adaptées à la pêche moderne, et ont demandé à être associés aux décisions concernant leur avenir.

L’accent reste mis sur l’équilibre entre développement durable et rôle actif du secteur de la pêche, pour que les stratégies apportent des avantages concrets aux pêcheurs et à l’économie.


RodMoFAD, l’app chercheuse

L’application RodMoFAD, lancée le 16 mai 2024, aide les pêcheurs artisanaux enregistrés à Maurice et à Rodrigues à localiser les dispositifs de concentration de poissons en haute mer. Elle affiche en temps réel les données de biomasse halieutique et les coordonnées GPS des bouées suivies par satellite jusqu’à 150 m de profondeur, aidant les pêcheurs à améliorer leurs taux de capture.

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