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Diabète de type 1

Une greffe, une nouvelle vie : le combat de Christelle Madre

18 août 2026, 20:00

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Une greffe, une nouvelle vie : le combat de Christelle Madre

Diagnostiquée d’un diabète de type 1 à 19 ans, Christelle Madre vit depuis près de deux décennies avec les complications de la maladie. Après avoir perdu l’usage de ses reins et subi des séances de dialyse, elle a reçu une greffe rénale de son frère en août 2025. Aujourd’hui, elle raconte son parcours, les épreuves traversées et cette nouvelle vie qui s’est ouverte à elle.

Christelle Madre est coach d’une équipe de basket-ball féminin. Dynamique, souriante et passionnée, on pourrait penser, quand on la regarde, qu’elle est l’effigie de la bonne santé. Et pourtant, elle vit avec le diabète de type 1 depuis 19 ans. Présente lors du dernier camp organisé par T1 Diams, elle revient sur son parcours.

Christelle a 19 ans quand on lui annonce qu’elle souffre de diabète de type 1. Le manque d’informations ainsi que le regard des autres sur la maladie causent de réels problèmes. «Je passais beaucoup de temps à me cacher quand j’avais besoin d’insuline ou quand il fallait que je fasse le test de glycémie.» En plein examen de Form 5, elle doit demander à aller aux toilettes pour contrôler sa glycémie, qui est bien instable au début du traitement, ou pour se faire une injection.

Suivie à l’hôpital, Christelle s’habitue aux piqûres à heures régulières et aux restrictions alimentaires. Cela ne l’empêche pas de faire du sport, une passion qu’elle refuse de lâcher, malgré les injonctions des médecins de l’hôpital. La situation se dégrade lentement et, après une quinzaine d’années de traitement, Christelle commence à perdre la vue. Des séances de laser dans chaque œil lui permettent de retrouver une vision normale. Mais ce n’est que le début des complications : lasers, neuropathie, qui entraîne une perte partielle des sensations dans la jambe, sensations extrêmes dans les pieds qui font qu’elle sent tout ce sur quoi elle marche… La liste est longue.

En 2023, elle pense avoir un problème gastrique et découvre que ses deux reins ne fonctionnent qu’à 5 %. La dialyse commence. C’est quand elle est au plus mal, quelques semaines après le début des dialyses, qu’elle envisage de rejoindre T1 Diams. L’hôpital le lui déconseille : «Ils m’ont dit que c’était une perte de temps, que j’avais déjà à l’hôpital tout le traitement dont j’avais besoin. J’avais les injections, les bandelettes et l’accès à une nutritionniste.» Les restrictions alimentaires sont nombreuses : «On me dit de ne pas manger de sucre, de betteraves, de bananes, tout ce qui pouvait contenir du sucre.»

Malgré toutes ces consignes, elle perd ses deux reins. Elle décide donc de passer outre et de rejoindre l’association. «Ils m’ont donné toutes les informations qui me manquaient. C’est comme un puzzle où, tout d’un coup, toutes les pièces se mettent en place.» Son frère entre alors en action. «C’est un sacrifice de sa part ; il a accepté de me donner un de ses reins.» L’opération a lieu en août 2025, il y a tout juste un an.

À 35 ans aujourd’hui, elle continue son traitement à l’hôpital, mais bénéficie en parallèle de toute l’aide que peut lui apporter l’association : travailleur social, psychologue et nutritionniste, entre autres. Elle apprend à équilibrer son alimentation tout en mangeant de tout. «C’est une nouvelle vie que mon frère m’a offerte. Quand je regarde en arrière, je ne vois pas seulement les moments difficiles, mais aussi tout ce que ce parcours m’a appris, tout ce que j’ai accompli et tout ce qui m’a été donné.»

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