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Affaire MV Apex

Arvin Boolell n’exclut pas des poursuites judiciaires

11 août 2026, 10:00

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Arvin Boolell n’exclut pas des poursuites judiciaires

Vingt jours après l’annonce du ministre de l’Agro-industrie, Arvin Boolell, concernant de nouveaux prélèvements sanguins effectués sur les bovins du MV Apex, aucune nouvelle n’a filtré sur les résultats des analyses. Lors d’une conférence de presse, le ministre avait indiqué que ces échantillons seraient envoyés en Afrique du Sud, dans un laboratoire de renommée internationale, pour y être analysés.

Pour cause : l’entreprise importatrice du bétail, Ubora Ventures Ltd, n’a toujours pas soumis les prélèvements aux autorités. Sollicité pour une réaction, Arvin Boolell a de nouveau rappelé la décision du Conseil des ministres sur ce dossier ainsi que l’obligation, pour l’importateur, de se conformer aux normes sanitaires et phytosanitaires.

«Inportater pe trouv bann exkiz ki pa zistifie. Pourtant, à la suite d’une rencontre que nous avons eue avec eux le 10 juillet, ils nous avaient garanti qu’ils effectueraient les prélèvements sanguins et prendraient en charge le coût des analyses en laboratoire», a déclaré le ministre.

Il souligne que cette situation complique le travail du Service vétérinaire du ministère, qui assure le suivi des bovins placés en quarantaine à La Chaumière. «Le Service vétérinaire nous dit que si l’importateur n’est pas capable d’effectuer lui-même les prélèvements, il doit laisser notre service s’en charger. Mais, dans ce cas, c’est à lui de payer les frais de laboratoire», explique Arvin Boolell.

Face à cette situation, le ministre annonce que son ministère sollicite actuellement des avis juridiques afin de déterminer les suites à donner à l’affaire, y compris la possibilité de saisir la justice. «Nobody is above the law», souligne Arvin Boolell.

Pour rappel, l’affaire du MV Apex concerne une cargaison d’environ 540 bovins embarqués au Mozambique par la compagnie Ubora Ventures, initialement destinée à la Guinée. À la suite d’une annulation de dernière minute et du refus des autorités malgaches d’accueillir le navire, celui-ci s’est dirigé vers Maurice. Cette arrivée a déclenché une vive polémique autour des questions sanitaires et du bien-être animal, avant le débarquement exceptionnel des bovins à la mi-juillet 2026, pour des raisons de bien-être animal.

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