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«Open Africa Brazilian Jiu-Jitsu Championship 2026»
Le jiu-jitsu brésilien fait de Maurice une capitale africaine du tatami
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«Open Africa Brazilian Jiu-Jitsu Championship 2026»
Le jiu-jitsu brésilien fait de Maurice une capitale africaine du tatami
Plus de 1 000 participants, quelque 25 pays représentés et deux jours de compétition intense. L’Open Africa Brazilian Jiu-Jitsu Championship 2026 a confirmé, les samedi 8 et dimanche 9 août au Complexe sportif national de Côte-d’Or, l’ambition de Maurice de s’imposer comme une véritable plaque tournante du jiu-jitsu brésilien (JJB) en Afrique.
Organisée par la Mauritius Brazilian Jiu-Jitsu Federation (MBJJF), en collaboration avec la Sport Jiu-Jitsu African Federation (SJJAF), cette compétition est présentée comme la plus grande compétition internationale de JJB sur le continent africain. La cérémonie d’ouverture, samedi, s’est déroulée en présence du ministre de la Jeunesse et des sports, Deven Nagalingum. Maurice, les Seychelles, la France, la Russie, La Réunion, l’Afrique du Sud, les Émirats arabes unis, l’Égypte, le Nigeria, Madagascar, le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Cameroun, le Royaume-Uni, Mayotte, les Comores, l’Algérie, le Congo, le Malawi, le Maroc, la Namibie, le Kenya, Rodrigues, le Bénin et la Mauritanie figuraient notamment parmi les délégations présentes.
■ Parweeza Cader et ses fils.
La compétition s’est articulée autour de deux disciplines : le Gi, avec le kimono traditionnel, samedi, et le No-Gi, sans kimono, dimanche. Débutants comme pratiquants confirmés, de tous âges et de toutes nationalités, ont ainsi pu se mesurer dans un environnement international de haut niveau. Pour Tawfiq Jaunbocus, fondateur et dirigeant de la Fédération mauricienne de jiu-jitsu brésilien, cette septième édition constitue une étape importante. «C’est l’un des plus grands événements de jiu-jitsu en Afrique», affirme-t-il, évoquant la présence de plus de 1 000 participants et de 25 pays. Il estime que la performance des Mauriciens et la qualité de l’organisation démontrent que le pays est capable d’accueillir des compétitions de cette envergure. Mais derrière les combats et les médailles se trouve également un projet social. Pour Parweeza Cader, maman de deux jeunes participants, le JJB dépasse largement le cadre sportif. Elle y voit une école de discipline, de respect et de tolérance. «Ce n’est pas juste un sport de combat. C’est un tout», explique-t-elle. Les enfants apprennent à respecter leurs adversaires, à se soutenir mutuellement, et à côtoyer des jeunes issus de communautés et de milieux différents.
■ Melissa Théodore Affoque de l’Atelier Kouler et les hôtesses habillées par l’Atelier Kouler pour l’événement.
Pour cette mère de famille, le JJB peut également jouer un rôle important dans la prévention de la violence, du harcèlement scolaire et de la toxicomanie. Elle insiste notamment sur l’accessibilité des entraînements, qui permet à des familles de différents milieux d’y inscrire leurs enfants. L’inclusion constitue également une dimension importante de la démarche de la fédération, qui accueille notamment des enfants autistes. «Quand mes enfants rencontrent ces enfants, à force de les côtoyer, ils deviennent simplement leurs amis», témoigne-t-elle.
L’édition 2026 a aussi bénéficié du soutien de plusieurs partenaires, parmi lesquels BE EAU, Har Ramtoolah, Dreamprice, Walk the Talk, Timimi, Dansation, JS Studio et Atelier Kouler, ainsi que de plusieurs entrepreneurs locaux. L’organisation de l’événement repose par ailleurs sur une importante mobilisation bénévole. Une équipe d’environ 100 personnes volontaires a participé à sa mise en place, chacun ayant un rôle précis.
Pour Tawfiq Jaunbocus, l’ambition est désormais claire : «Pourquoi pas un championnat du monde à Maurice ? Nous avons encore du chemin à parcourir, mais nous avons le potentiel et les capacités pour aller beaucoup plus loin.»

Au-delà du tatami, l’Open Africa 2026 aura ainsi offert à Maurice une vitrine internationale, tout en mettant en lumière les valeurs de discipline, de respect, d’inclusion et de solidarité que le jiu-jitsu brésilien cherche à transmettre à la nouvelle génération.





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