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Crash mortel d’un hydravion à La Prairie
Le 25e anniversaire de Dominik Potępski se termine en tragédie
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Crash mortel d’un hydravion à La Prairie
Le 25e anniversaire de Dominik Potępski se termine en tragédie
Il était venu à Maurice pour passer des vacances sous le soleil. Mardi 4 août, jour de son 25e anniversaire, Dominik Potępski, un touriste polonais, arrivé dans l’île quelques jours plus tôt, voulait vivre un temps fort de son séjour, soit survoler la côte ouest à bord d’un hydravion afin d’admirer le Morne et sa célèbre cascade sous-marine. Or, à peine quelques minutes après le décollage, l’appareil s’écrasait dans le lagon de La Prairie. Il n’a pas survécu au crash.
Selon les informations recueillies, Dominik Potępski était arrivé à Maurice le 29 juillet à bord d’un vol Condor en provenance de Francfort. Il séjournait dans un hôtel à Palmar, dans l’Est de l’île. L’excursion en hydravion était son cadeau d’anniversaire.
Aux commandes de l’appareil se trouvait Shivraj Poonie, 28 ans. Le Mauricien, originaire de Beau-Bassin, est un ancien élève du John Kennedy College. Passionné d’aviation, il avait poursuivi sa formation à l’Epic Flight Academy aux États-Unis, où il avait obtenu successivement sa licence de pilote privé, puis sa licence de pilote commercial en 2022. Il avait ensuite décroché une qualification spécifique lui permettant de piloter des hydravions monomoteurs, avant de rejoindre la compagnie Born To Fly, spécialisée dans les vols touristiques au-dessus du lagon du Morne.
Selon un témoin ayant assisté à la scène, le drame s’est produit alors que l’hydravion s’apprêtait à amerrir. L’appareil aurait été pris dans de fortes rafales de vent, provoquant une perte de contrôle avant de s’écraser dans le lagon. Cette version devra toutefois être confirmée par les enquêteurs du département de l’aviation civile, qui devront déterminer les causes exactes du crash.
L’hydravion, un TL-Ultralight TL-3000 Sirius, a coulé près de la passe Saint-Jacques, à environ 600 mètres du rivage. Le pilote a été rapidement secouru par des membres du personnel de Born To Fly. Blessé à la colonne vertébrale, il a été transporté dans un premier temps dans une clinique de Tamarin avant d’être transféré dans un autre établissement où il a été admis aux soins intensifs.
Dominik Potępski a été extrait de l’épave par un skipper avant d’être ramené sur la plage de La Prairie, où un médecin n’a pu que constater son décès.
L’autopsie pratiquée, mardi soir, à la morgue de l’hôpital Victoria à Candos, a conclu à une asphyxie par noyade. Un élément qui soulève des interrogations. Le jeune Polonais était-il toujours vivant après l’impact ? A-t-il été piégé à l’intérieur de l’hydravion, sans pouvoir s’en extraire ? Les réponses à ces questions dépendront des conclusions de l’enquête technique menée par les spécialistes de l’aviation civile.
Hier matin, les investigations se poursuivaient sur les lieux du drame. Les éléments de la National Coast Guard, de la police, du Forensic Science Laboratory, des sapeurs-pompiers, ainsi que des employés de l’aviation civile étaient mobilisés afin de récupérer l’épave de l’appareil. Les opérations ont toutefois été ralenties par la marée basse, qui empêchait les embarcations d’atteindre l’hydravion. Au moment où nous mettions sous presse, les équipes attendaient la montée des eaux afin de procéder à son extraction, une étape essentielle pour permettre aux enquêteurs d’examiner la structure de l’appareil et de déterminer si une défaillance mécanique, une erreur humaine ou les conditions météorologiques seraient à l’origine de l’accident.
Pour rappel, la compagnie Born To Fly avait été rappelée à l’ordre en mars 2025 par le mi- nistère des Terres et du logement après avoir installé des structures et un panneau «Private Proper- ty», limitant l’accès à une partie de la plage de La Prairie. Une mise en demeure lui avait alors été servie afin que ces installations soient retirées.
Nous avons tenté d’obtenir une réaction de l’un des propriétaires de Born To Fly. À notre arrivée sur les lieux, ce dernier s’est toutefois montré particulièrement hostile à la présence des médias, nous demandant de nous en aller alors que nous étions sur une plage publique. Il a refusé de répondre à nos questions.
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