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Affaire Mamy Ravatomanga
Le recours à Londres abandonné, la bataille se jouera à Maurice
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Affaire Mamy Ravatomanga
Le recours à Londres abandonné, la bataille se jouera à Maurice
L'homme d'affaires malgache renonce à son recours devant le Judicial Committee du Privy Council. Ce retrait, annoncé à l'issue de représentations entre sa défense, le Directeur des poursuites publiques (DPP) et la Financial Crimes Commission (FCC), intervient le même jour où la Bail and Remand Court (BRC) a fixé aux 17 et 18 août les débats sur sa nouvelle demande de remise en liberté sous caution.
Le pari londonien aura été de courte durée. Déposée le 22 juillet par le cabinet Thomas More Chambers, dirigé par Geoffrey Cox, King's Counsel, la Permission to Appeal devant les Law Lords visait à faire annuler le jugement rendu le 26 mai par la Cour suprême mauricienne, qui avait confirmé le refus de la BRC d'accorder la liberté conditionnelle à Mamy Ravatomanga. Quelques jours plus tard, la manœuvre est abandonnée. Selon les informations communiquées par la défense, ce sont des échanges entre les conseils de l'homme d'affaires, le bureau du DPP et la FCC qui ont conduit les parties à s'entendre sur ce retrait.
Le geste n'a rien d'anodin : il signale que la bataille pour la liberté de Mamy Ravatomanga se jouera désormais entièrement à Maurice, et non plus sur deux fronts judiciaires. Ce recalibrage est intervenu le jour même où son sort judiciaire local franchissait une étape. Hier, jeudi 30 juillet, Mamy Ravatomanga a comparu par visioconférence devant la BRC pour ce qui devait être un débat purement procédural : la FCC contestait la recevabilité de la nouvelle motion de remise en liberté déposée par Me Kushal Lobine. En cours d'audience, la Commission a finalement retiré son objection, débloquant ainsi la voie vers un examen sur le fond. Les débats ont été fixés aux 17 et 18 août.
La FCC ne baisse pas pour autant les armes : elle a d'ores et déjà fait savoir qu'elle maintenait son opposition à toute libération de l'homme d'affaires, opposition qu'elle plaidera pleinement lors de ces deux journées d'audience à venir.
L'issue de ce nouveau round sera scrutée de près. Mamy Ravatomanga est détenu depuis le 24 octobre 2025, date de son arrestation à la clinique sous des accusations provisoires de blanchiment d'argent et de complot, dans le sillage de son arrivée précipitée à Maurice à bord d'un jet privé, deux semaines plus tôt, en pleine crise politique à Madagascar. L'enquête de la FCC porte sur un Criminal Attachment Order de Rs 7,3 milliards. Une première demande de libération sous caution avait été rejetée par la BRC le 30 décembre 2025, décision confirmée en appel par la Cour suprême le 26 mai — jugement que Mamy Ravatomanga avait ensuite tenté, en vain, de contester à Londres.
En attendant les audiences du 17 et 18 août, l'homme d'affaires malgache reste détenu à la prison de haute sécurité de Melrose.
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