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Dossier Evaco

Des opérations antérieures à la mise sous administration interpellent

28 juillet 2026, 17:30

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Des opérations antérieures à la mise sous administration interpellent

Le siège du groupe Evaco à Grand-Baie, alors que des questions sont soulevées sur certains mouvements d'actifs intervenus avant la mise sous administration du groupe.

Un document obtenu dans le cadre du dossier Evaco soulève plusieurs interrogations concernant certaines opérations intervenues avant la nomination des Receiver-Managers d'Evaco Ltd, le 26 mai 2026. Présenté comme un texte appelant l'attention des autorités compétentes, il porte sur des transactions réalisées dans les mois précédant cette mise sous administration. À ce stade, ces éléments demeurent toutefois des allégations formulées par les auteurs du document. Aucune conclusion judiciaire ni constat officiel n'a établi l'existence d'une quelconque irrégularité concernant les opérations évoquées.

L'un des points soulevés concerne Evaco Restaurant Holding Ltd et Evaco Beach Club Ltd, sociétés liées à l'exploitation du restaurant La Plage, à Trou-aux-Biches. Selon le document, la cession des actions d'Evaco Restaurant Holding Ltd, intervenue peu avant la nomination des Receiver-Managers, mériterait un examen approfondi, notamment concernant les conditions et la valorisation de cette transaction.

La direction d'Evaco conteste cette présentation. Dans une réponse adressée à l'express, elle confirme qu'une opération a bien eu lieu en mars 2026, mais précise qu'il s'agissait de la cession des actions d'Evaco Restaurant Holding Ltd à Arnaud Mayer, en contrepartie de Rs 52 605 195, conformément à un accord écrit et documenté. Evaco affirme que cette transaction a été réalisée dans un cadre contractuel et à titre onéreux. La société rejette ainsi toute interprétation laissant entendre qu'il s'agirait d'une opération sans contrepartie ou destinée à porter préjudice aux créanciers ou autres parties prenantes.

Selon la direction, Evaco Restaurant Holding Ltd constituait une activité distincte des projets immobiliers du groupe et n'était pas intégrée au périmètre des financements bancaires. La société indique que cette entité n'avait consenti aucune garantie ou sûreté au bénéfice des prêteurs et soutient que cette cession n'a donc pas affecté les garanties détenues par les banques. Evaco précise également qu'un document administratif faisant apparaître une valeur symbolique d'une roupie ne refléterait pas, selon elle, la réalité économique de la transaction. La société affirme que le contrat de cession signé le 17 mars 2026 fixe clairement la valeur de l'opération à Rs 52 605 195 et indique qu'elle se réserve le droit d'effectuer les clarifications administratives nécessaires.

Les interrogations sur Noémie Collection Ltd

Le document évoque également la création, en mai 2026, de Noémie Collection Ltd, une société active dans le secteur immobilier. Ses auteurs s'interrogent sur les circonstances entourant sa création ainsi que sur d'éventuels liens avec des activités auparavant associées au groupe Evaco. Sur ce point également, la direction d'Evaco réfute toute présentation laissant entendre un transfert organisé d'activités ou d'actifs. Elle affirme que Noémie Collection Ltd a été créée par une ancienne employée ayant quitté le groupe et que cette initiative relève d'une démarche personnelle.

La société indique qu'aucun actif, fonds de commerce, clientèle, mandat ou marque appartenant à Evaco ou à Fine & Country n'a été transféré à cette nouvelle structure. Elle précise notamment que Noémie Collection Ltd n'aurait acquis ni la marque Fine & Country, ni ses activités, ni ses actifs.

Plus largement, Evaco conteste toute interprétation selon laquelle des opérations réalisées avant la nomination des Receiver-Managers auraient eu pour objectif de léser les créanciers, employés ou autres parties prenantes. La société souligne que les transactions mentionnées ont été réalisées dans un cadre contractuel documenté et demande que tout examen de ces éléments tienne compte de l'ensemble du contexte ainsi que des documents pertinents.

Par ailleurs, au niveau du ministère du Travail, des renseignements ont été demandés au management d'Evaco concernant la situation actuelle et les autorités sont dans l'attente des réponses de la direction. À ce stade, il appartiendra aux Receiver-Managers, aux autorités compétentes ou aux instances concernées d'évaluer les opérations évoquées et de déterminer si des vérifications supplémentaires doivent être entreprises.

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