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Dobermann amaigri : une affaire qui relance le débat sur la protection animale

26 juillet 2026, 19:00

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Dobermann amaigri : une affaire qui relance le débat sur la protection animale

■ Des images largement relayées sur les réseaux sociaux montrant un Dobermann dans un état jugé préoccupant ont suscité une vague d’indignation. Photo: Page Facebook de la MSAW.

Une vidéo devenue virale en quelques jours a placé la question du bien-être animal au cœur des débats. Au centre de la polémique : un Dobermann dont l’apparence, relayée sur les réseaux sociaux par des riverains, a suscité de nombreuses réactions et alerté les défenseurs de la cause animale.

Saisie de l’affaire, la Mauritius Society for Animal Welfare (MSAW) indique avoir effectué une inspection sur place le 17 juillet. Dans un communiqué, l’organisme explique que, pendant l’absence du propriétaire, parti à l’étranger, le chien était pris en charge par la mère âgée de ce dernier.

Selon la MSAW, lors de cette visite, les officiers ont constaté que l’animal, désormais sous la responsabilité directe de son propriétaire, dispose d’un espace de vie adapté à l’intérieur de la maison, n’est plus maintenu à l’attache et continue de recevoir des soins vétérinaires. Des justificatifs, notamment des factures de vétérinaire, ont été présentés et vérifiés. L’organisme précise que le propriétaire a été rappelé à ses obligations en vertu de l’Animal Welfare Act et que des inspections de suivi seront menées afin de s’assurer du respect des exigences en matière de bienêtre animal. La MSAW souligne également que si elle privilégie l’accompagnement et la sensibilisation, elle n’hésitera pas à engager les procédures prévues par la loi en cas de manquements répétés ou graves.

Cette position ne convainc toutefois pas certains défenseurs des animaux. Parmi eux, Reda Chamroo, activiste et défenseur des droits des animaux, estime qu’au vu des informations dont disposent les associations, une intervention plus ferme aurait pu être envisagée. Selon lui, le retrait temporaire de l’animal, son placement dans un environnement sécurisé ainsi que l’émission d’un protection order auraient mérité d’être examinés afin de garantir son bien-être.

Plus largement, plusieurs bénévoles engagés dans le sauvetage d’animaux plaident pour un renforcement de l’application de la législation. Ils estiment que les cas présumés de maltraitance devraient faire l’objet d’enquêtes approfondies et, lorsque les infractions sont établies, de sanctions dissuasives. Ils s’interrogent également sur les mesures prises dans ce dossier, tout en appelant les autorités à renforcer la protection des animaux et à envoyer un signal clair contre toute forme de négligence ou de mauvais traitements.

Cette affaire remet une nouvelle fois en lumière les attentes d’une partie de la société civile, qui réclame une application plus rigoureuse des dispositions de l’Animal Welfare Act, alors que les autorités assurent poursuivre leur mission de contrôle et de suivi dans le respect des procédures en vigueur.

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