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Échouement du «MV Wakashio»
Soobash Hurree : «Sakenn pe soutir so kamarad»
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Échouement du «MV Wakashio»
Soobash Hurree : «Sakenn pe soutir so kamarad»
Le 25 juillet marquera les six ans de l’échouement du vraquier MV Wakashio au large de Pointe-d’Esny. Or, jusqu’ici, aucun coupable n’a été identifié dans ce dossier, déplore Soobash Hurree. Seuls le capitaine, Sunil Kumar Nandeshwar, et son second, Hitihanillage Subhoda Janendra Tilakaratna, ont été condamnés à 20 mois de prison chacun pour «endangering safe navigation», une sanction que l’activiste juge disproportionnée : «Le bateau a coulé, il a fauté, mais aucun coupable jusqu’à présent.» Pour Soobash Hurree, une «grosse magouille» se cache derrière l’échouement du vraquier. Raison pour laquelle, hier matin, devant l’Hôtel du gouvernement, il s’est tenu seul avec sa pancarte pour manifester, et surtout réclamer une réponse et un coupable. Il affirme avoir adressé une lettre au Premier ministre le 8 décembre, restée sans réponse à ce jour.
Pour illustrer ce qu’il dénonce, l’activiste propose une analogie : celle d’un blessé de la route amené à l’hôpital, qu’un médecin installerait dans un coin sans le soigner. Le patient meurt, mais le médecin ne serait pas coupable puisqu’il ne l’a pas touché. «C’est un peu ce qui est arrivé avec le Wakashio», estime-t-il, avant de nuancer : dans ce dossier, la loi définit pourtant clairement le rôle de chaque institution. Selon lui, tant la police que la garde côtière ont fauté en n’intervenant sur le navire échoué qu’au bout de quatre jours, alors que les autorités disposaient déjà d’une expérience similaire avec le naufrage du MV Benita, en 2016.
Soobash Hurree y voit un acte délibéré et s’interroge sur les bénéficiaires de cette inaction. Il rappelle que les partis aujourd’hui au pouvoir participaient, à l’époque, aux manifestations dénonçant un acte criminel et s’étonne qu’ils n’aient depuis rien entrepris. Il va jusqu’à évoquer une possible connivence entre le Premier ministre actuel et l’ancien régime, avant de rappeler que le chef du gouvernement avait lui-même évoqué la présence de drogue à bord du vraquier. L’activiste affirme vouloir porter le dossier au-delà de Maurice, en direction de l’opinion publique internationale, quitte à donner une mauvaise image du pays. «Sakenn pe soutir so kamarad», a-t-il lâché.
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