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Suspension d’une syndicaliste
La FCSOU réclame des explications
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Suspension d’une syndicaliste
La FCSOU réclame des explications
La suspension avec effet immédiat de la présidente d’un organisme paraétatique suscite de vives réactions au sein du mouvement syndical. La Federation of Civil Service and Other Unions (FCSOU), à travers son négociateur, Narendranath Gopee, s’interroge sur les circonstances ayant conduit à cette mesure et demande qu’un réexamen du dossier soit effectué.
Dans une correspondance datée du 11 juin, la direction de cet organisme informe l’employée concernée qu’un Fact-Finding Committee a été institué à la suite d’allégations qu’elle aurait formulées auprès de l’Office of Public Sector Governance (OPSG).
En attendant les conclusions de cette instance, elle a été suspendue de ses fonctions et invitée à ne pas accéder aux locaux de l’institution, tout en étant appelée à coopérer pleinement avec les enquêteurs.
Selon Narendranath Gopee, l’affaire revêt une importance particulière en raison de la nature des préoccupations soulevées par l’employée, qui est également présidente du syndicat des employés de cet organisme.
Le négociateur de la FCSOU affirme qu’elle aurait, à plusieurs reprises, attiré l’attention sur certaines pratiques qu’elle estimait «irrégulières» au sein de son département. Ces préoccupations concerneraient notamment des procédures liées aux tests et aux certifications de produits destinés à la consommation. «Il s’agit d’une question qui relève de l’intérêt public, car les produits qui sont importés doivent obtenir les certifications nécessaires avant d’être mis sur le marché», dit-il.
Selon lui, l’OPSG aurait déjà enquêté sur certains aspects du dossier. Il ajoute que cette affaire aurait également été portée à l’attention du ministère des Finances.
Recherche de solution
La FCSOU estime que plusieurs questions demeurent sans réponse concernant la suspension de la syndicaliste. «Nous nous interrogeons toujours sur les raisons qui ont motivé cette décision. À ce stade, nous ne savons pas précisément quelles sont les allégations retenues contre elle», déclare Narendranath Gopee.
Ce dernier considère que cette mesure pourrait être perçue comme un signal préoccupant pour les employés de cette institution paraétatique. Le négociateur syndical estime également qu’il est important que toutes les procédures prévues soient respectées et que la principale intéressée puisse faire valoir ses explications dans l’enquête en cours.
La FCSOU entend désormais écrire à la direction de cet organisme public afin de demander un réexamen de cette affaire. Elle prévoit également de saisir le ministère du Travail afin qu’une solution puisse être recherchée. «Nous souhaitons qu’un dialogue puisse avoir lieu et que toutes les parties concernées puissent être entendues», affirme Narendranath Gopee.
Du côté de l’organisme, la lettre adressée à l’employée précise qu’une enquête est en cours et que ses conclusions seront examinées avant toute décision ultérieure. Sollicité pour une réaction, l’organisme en question n’avait toujours pas communiqué sa version des faits au moment où l’express mettait sous presse.
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