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Journée mondiale du donneur de sang

Entre urgence médicale et solidarité nationale

14 juin 2026, 20:00

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Entre urgence médicale et solidarité nationale

Dewanand Hossen, président de la Blood Donors Association.

Ce dimanche 14 juin, Journée mondiale du donneur de sang, est le moment d’honorer les donneurs de sang volontaires, et de sensibiliser le public à la nécessité de disposer de sang et de produits sanguins sûrs. Elle met également en lumière l’impact vital du don de sang et encourage davantage de personnes à devenir des donneurs réguliers et volontaires.

À Maurice, le don de sang représente un pilier fondamental du système de santé. Chaque jour, des centaines de patients dépendent de ce geste simple mais vital pour survivre. Malgré les campagnes de sensibilisation, les besoins restent constants et les réserves peuvent parfois se retrouver sous pression. Selon le président de la Blood Donors Association, Dewanand Hossen, les chiffres reflètent la situation actuelle. Chaque année, plus de 53 000 pintes de sang sont collectées dans le pays. Cependant, les hôpitaux publics et privés utilisent entre 150 et 200 pintes de sang par jour, ce qui illustre une demande continue et importante.

Une période hivernale qui fragilise les stocks

Avec l’arrivée de l’hiver, la situation devient plus délicate. De nombreux donneurs potentiels sont touchés par des rhumes, la grippe ou d’autres infections saisonnières. D’autres sont sous traitement médical temporaire, ce qui les rend inéligibles au don. Cette réalité entraîne souvent une baisse des réserves de sang. Sans mobilisation rapide et campagnes de collecte intensives, les stocks peuvent devenir insuffisants pour répondre à la demande hospitalière.

Les groupes sanguins les plus recherchés

Si les besoins varient selon les pathologies, certains groupes sanguins restent particulièrement critiques. Les groupes Rhésus négatif sont les plus rares et les plus difficiles à obtenir en urgence : O-, A-, B- et AB-. La rareté de ces groupes s’explique par leur faible représentation dans la population mauricienne. Par exemple, le groupe AB- représente seulement 0,3 % des habitants, tandis que celui de O- atteint 1,7 %.

Des idées reçues qui freinent encore les dons

Malgré les avancées médicales, plusieurs mythes persistent autour du don de sang. De nombreuses personnes hésitent encore à le faire par peur de la douleur, de la fatigue ou d’une possible contamination. D’autres croient à tort que les personnes tatouées, sous traitement ou d’un certain âge sont automatiquement exclues. En réalité, le don est strictement encadré et le matériel utilisé est stérile et sécurisé. Le processus ne présente aucun risque pour un donneur en bonne santé.

Conditions d’éligibilité

Certaines conditions peuvent empêcher temporairement ou définitivement le don de sang : des maladies ou infections en cours, un poids inférieur à 50 kg, un taux d’hémoglobine inférieur à 12,5 g/dl, des traitements médicaux spécifiques et risques liés à des maladies transmissibles. Chaque donneur est évalué avant chaque prélèvement afin de garantir la sécurité du système transfusionnel.

Des faits essentiels souvent méconnus

Le don de sang repose sur des réalités importantes :

● le sang humain ne peut être fabriqué artificiellement,

● un seul don peut sauver jusqu’à trois vies,

● chaque poche est testée (VIH, hépatite, syphilis),

● le sang transfusé est totalement sécurisé,

● environ 400 à 450 ml sont prélevés par don,

● le don est volontaire et gratuit et

● les donneurs peuvent connaître leur groupe sanguin.

Des défis majeurs à relever

Le système de don de sang à Maurice fait face à plusieurs défis structurels :

● seulement 2,5 % des adultes donnent régulièrement leur sang,

● une faible participation des jeunes,

● le vieillissement de la population de donneurs,

● des contraintes financières pour les campagnes de sensibilisation et

● le besoin d’élargir les horaires et les infrastructures de collecte.

Avant et après le don

Les autorités sanitaires recommandent de prendre un repas léger avant de donner son sang et de bien s’hydrater. Les aliments riches en fer sont particulièrement conseillés pour améliorer le taux d’hémoglobine. Il est également recommandé d’éviter les aliments gras, l’alcool, le tabac et le café juste avant le don. Un geste simple, un impact immense

Un seul don de sang peut sauver jusqu’à trois vies. Au-delà des chiffres, il peut également représenter la survie d’une famille entière lorsque le patient est un soutien principal du foyer. Dans un contexte où la demande reste constante et les réserves parfois sous pression, chaque donneur compte. Le don de sang demeure ainsi un acte de solidarité essentiel et un véritable geste de vie.

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