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Première édition de «Awanam Waves»

Anonym et Zulu ek so Tribu embrasent la côte Ouest

10 juin 2026, 21:00

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Anonym et Zulu ek so Tribu embrasent la côte Ouest

Il y a des soirées qui s’annoncent bien et tiennent leurs promesses. Le samedi 30 mai, le RM Club de Tamarin en a offert une. Pour sa toute première édition, Awanam Waves a réuni deux des groupes les plus appréciés de la scène locale : Anonym et Zulu ek so Tribu, dans le jardin d’Ava Bistrot, pieds dans le sable, sous le ciel de la côte Ouest.

Les portes s’ouvrent à 18 heures. Le temps de s’installer, de commander à manger, de trouver sa place dans le jardin. Le public arrive par vagues : familles, amis, couples, têtes grises et jeunes visages mélangés, avec cette désinvolture propre aux soirées où l’on vient autant pour l’ambiance que pour la musique. Les stands font leur office, les conversations s’amorcent, le jardin se remplit.

Express.mu (620 x 330) (23) Anonym ouvre la soirée avec une énergie explosive, enchaînant grooves et reprises dans un set qui transforme le jardin d’«Ava Bistrot» en piste de danse à ciel ouvert.

La musique entraîne, mais c’est Anonym qui ouvre le bal musical. Bernard Moonsamy et ses six compères ne s’embarrassent pas d’une mise en route progressive : ils débarquent sur scène en cyclone. Les grooves s’imposent, le rythme prend, et le public répond présent. Le set mêle titres maison et reprises, chacune trouvant un écho dans le jardin. Ceux qui connaissent chantent, ceux qui découvrent se laissent porter par une générosité de scène qui ne laisse pas grand monde indifférent. Le jardin d’Ava Bistrot se transforme en piste à ciel ouvert.

Express.mu (620 x 330) (24) Zulu livre une performance mêlant séga, blues et influences métissées, portée par une forte proximité avec le public.

Puis vient Zulu ek so Tribu, dans un tout autre registre. Là où Anonym avance en déferlante, Zulu installe quelque chose de plus dense, un métissage musical où le séga flirte avec le blues, subtilement relevé d’une touche de tango. Ce ne sont pas des genres que l’on mélange sans risque, mais Zulu les porte avec une aisance qui trahit des années à construire un univers bien à lui. De Mahébourg à Gabriella, les titres s’enchaînent et le public ne lâche rien. Ceux qui ont grandi avec ces chansons les chantent mot pour mot. Les autres se laissent porter, happés par l’énergie collective. Il y a une proximité particulière dans la façon dont Zulu habite la scène : pas de distance, pas de mise en scène excessive, juste la musique et un public qui la reçoit.

Express.mu (620 x 330) (25) Le public profite d’une soirée en plein air à Tamarin.

Avec cette première édition, Awanam Waves pose les jalons d’un rendez-vous qui pourrait s’imposer sur la côte Ouest. Le format – deux groupes locaux, un cadre en plein air, une programmation pensée pour un public large – a trouvé son public. La soirée s’est clôturée sur un set DJ, prolongeant l’ambiance pour ceux qui n’étaient pas encore prêts à rentrer.

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