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Rencontre PM et Mgr Durhône : Le diocèse appelle au renfort de l’État
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Rencontre PM et Mgr Durhône : Le diocèse appelle au renfort de l’État
Les défis auxquels fait face la société notamment dans le domaine de l’éducation et du bien-être des jeunes, ont été au centre d’une rencontre entre le Premier ministre, Navin Ramgoolam, et Mgr Jean Michaël Durhône, évêque du diocèse de Port-Louis. Étaient également présents le père Pierre Piat, économe diocésain, le père Alain Romaine, délégué épiscopal du Service diocésain de l’éducation catholique (SeDEC), ainsi que Gilberte Chung, directrice exécutive du SeDEC.
Cette réunion, qui s’est tenue mercredi au bureau du Premier ministre, a permis d’aborder plusieurs problématiques qui préoccupent actuellement le pays. La violence, les discriminations, les difficultés familiales ainsi que le bien-être des jeunes ont fait l’objet de discussions approfondies. Dans la perspective du prochain exercice budgétaire, les représentants du diocèse ont également partagé leurs attentes et leurs priorités.
L’une des préoccupations majeures concerne le manque d’enseignants qualifiés dans les écoles primaires. Selon Gilberte Chung, cette situation affecte directement la qualité de l’enseignement. «Il manque des enseignants et il est essentiel, pour une éducation de qualité, que nous ayons des professionnels formés dans les classes plutôt que des Supply Teachers qui n’ont aucune formation spécifique. D’ailleurs, les jeunes sont peu attirés par ces postes précaires et recherchent davantage de stabilité professionnelle», explique-t-elle.
Parmi les projets évoqués figure également le développement du programme BAC-Pro au sein du collège technique St Gabriel, appelé à devenir un lycée professionnel. Cette initiative vise à offrir davantage d’opportunités aux jeunes souhaitant s’orienter vers une formation technique et professionnelle.
Toutefois, la mise en œuvre de ce projet nécessite un soutien accru de l’État. «Nous accueillons une population estudiantine provenant majoritairement du Nord et de milieux défavorisés. Les frais de scolarité et les charges opérationnelles sont importants. Nous souhaitons que l’État devienne un véritable partenaire de ce projet, qui contribuera à former une main-d’œuvre qualifiée dont Maurice a besoin», souligne Gilberte Chung.
Les représentants du diocèse ont enfin insisté sur la nécessité d’un accompagnement renforcé des établissements scolaires afin de mieux soutenir les jeunes les plus vulnérables et répondre aux défis sociaux grandissants.
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