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Journée mondiale de l’environnement
Protéger la planète mais aussi ceux qui la nettoient
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Journée mondiale de l’environnement
Protéger la planète mais aussi ceux qui la nettoient
Autorités et syndicalistes soulignent les défis persistants liés à la gestion des déchets et aux conditions de travail des éboueurs.
Le 5 juin, le monde célèbre la Journée mondiale de l’environnement, une occasion de rappeler l’urgence de protéger la planète face aux multiples menaces qui pèsent sur les écosystèmes. À Maurice, cette journée a été marquée par un appel à la responsabilité collective, mais aussi par des critiques concernant la gestion des déchets et les conditions de travail de ceux qui en assurent la collecte.
Pour Reeaz Chuttoo, président de la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP), la Journée mondiale de l’environnement ne doit pas se limiter à des discours ou à un simple constat. Selon lui, la protection de l’environnement est indissociable de la justice environnementale et du respect des droits des travailleurs chargés de la gestion des déchets.
«L’environnement ne peut être protégé que s’il existe une véritable justice environnementale», soutient-il. Le syndicaliste estime qu’il est anormal que, quinze ans après les premières revendications formulées par les travailleurs du secteur, Maurice ne dispose toujours pas d’une réglementation spécifique encadrant la collecte des déchets.
Il déplore également qu’en 2026, des camions affectés à la collecte des ordures transportent encore les déchets et les éboueurs dans le même espace. Une pratique qu’il qualifie d’«aberration» et qui, selon lui, est incompatible avec les normes modernes de santé et de sécurité au travail.
Les collectivités locales pointées du doigt
Reeaz Chuttoo n’a pas ménagé les municipalités et les autorités locales, qu’il considère comme les «plus mauvais élèves» en matière de gestion des déchets et de respect des normes de sécurité. Il souligne que de nombreux éboueurs ne bénéficient toujours pas d’un suivi médical adapté à leur profession, malgré les risques auxquels ils sont exposés quotidiennement. Pourtant, rappelle-t-il, les conventions 155 et 187 de l’Organisation internationale du travail, ratifiées par Maurice, reconnaissent la santé et la sécurité au travail comme des droits fondamentaux.
Le président de la CTSP attire également l’attention sur les risques sanitaires auxquels sont confrontés les travailleurs du secteur, notamment dans le contexte actuel marqué par des cas de leptospirose dans le pays. Selon lui, il est inacceptable que certains éboueurs soient encore contraints de fouiller dans des bennes à ordures non réglementées.
À l’occasion de cette Journée mondiale de l’environnement, le message est clair : préserver la planète passe autant par la réduction des déchets que par la mise en place de conditions de travail dignes et sécuritaires pour ceux qui contribuent chaque jour à maintenir le pays propre.
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