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Dette publique : Rs 675,4 Mds à fin mars 2026
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Dette publique : Rs 675,4 Mds à fin mars 2026
Répondant à une question du député Ram Etwareea, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a affirmé que la dette publique devrait dépasser les prévisions établies pour l’année financière 2025-26, dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques mondiales et les conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient. Le chef du gouvernement a vivement critiqué la gestion économique de l’ancien régime. Selon lui, lorsque son précédent gouvernement a quitté le pouvoir en décembre 2014, le ratio de la dette publique par rapport au produit intérieur brut (PIB) se situait à 58,8 %, soit en dessous de la limite légale de 60 % en vigueur à l’époque.
Cette dette, a-t-il toutefois soutenu, a ensuite fortement augmenté sous le précédent gouvernement pour atteindre 87,7 % du PIB en décembre 2024, sur la base des chiffres révisés du PIB. En valeur absolue, la dette du secteur public serait passée de Rs 238 milliards en décembre 2014 à Rs 608,2 milliards en décembre 2024, soit une hausse de Rs 370 milliards. Navin Ramgoolam a également reproché à l’ancien gouvernement d’avoir suspendu le plafond légal de la dette avant de fixer une nouvelle limite à 80 % du PIB, seuil qui aurait aussi été dépassé.
Le Premier ministre a indiqué que la dette du secteur public était estimée à Rs 675,4 milliards à fin mars 2026, contre Rs 661,1 milliards à fin décembre 2025, soit une augmentation de Rs 14,3 milliards en trois mois. Cette hausse s’expliquerait principalement par l’augmentation de la dette du gouvernement central ainsi que celle de certains organismes publics comme le Central Electricity Board et la State Trading Corporation, confrontés à la hausse des prix pétroliers et aux besoins accrus en devises étrangères.
Navin Ramgoolam a aussi évoqué plusieurs facteurs susceptibles d’aggraver davantage la dette, notamment un manque à gagner estimé à Rs 10 milliards en raison du retard dans la ratification du traité des Chagos, un ralentissement de la croissance économique ainsi qu’une baisse attendue des revenus de l’État. Le Premier ministre a annoncé l’introduction prochaine d’un Fiscal Responsibility Bill afin de renforcer la discipline budgétaire, la transparence et la gestion des finances publiques.
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