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Inflation et coût de la vie

Roshi Bhadain : «Koze enn ta, aksion zero»

24 mai 2026, 08:00

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Roshi Bhadain : «Koze enn ta, aksion zero»

Pour le leader du Reform Party, la hausse du taux d’intérêt pénalise la population sans freiner l’inflation.

Face à la presse hier, le Reform Party a fustigé la gestion économique et sociale du pays soulignant la hausse du coût de la vie, les réformes fiscales contestées et l’absence de mesures concrètes pour soutenir les ménages mauriciens confrontés à une pression financière croissante. Roshi Bhadain accuse le gouvernement de «multiplier les comités sans agir» avec «koze enn ta, aksion zero». La hausse du taux directeur de 4,5 % à 4,75 %, aggrave davantage, dit-il, les remboursements de prêts immobiliers, automobiles et cartes de crédit des Mauriciens en sus d’une flambée des prix de l’électricité, du carburant, des produits alimentaires et des dépenses quotidiennes.

Roshi Bhadain soutient que l’endettement des ménages atteint Rs 281 milliards et que des familles consacrent 40 % de leurs revenus au remboursement d’emprunts. L’augmentation des taux d’intérêt pénalise surtout les foyers endettés sans freiner l’inflation.

La réforme des pensions portant l’âge de la retraite de 60 à 65 ans punit injustement les travailleurs et son parti contestera cette mesure en Cour suprême en septembre. Il demande par ailleurs au gouvernement de revoir le seuil d’enregistrement à la TVA – fixé à Rs 3 millions – à Rs 10 millions pour soutenir les petites et moyennes entreprises et encourager les jeunes entrepreneurs.

Le secrétaire général du parti, Ryad Subratty, dénonce «une spirale inflationniste» qui fragilise les familles mauriciennes et souligne les écarts importants de prix au marché et dans les supermarchés. Les aubergines à Rs 40 le kilo aux enchères seraient revendues jusqu’à Rs 175 en grandes surfaces, tandis que les citrons passeraient de Rs 20 à Rs 65. Il plaide pour un nouveau système de prix maximum de vente inspiré de l’Inde.

Par ailleurs, la pédiatre Manjeeta Baichoo appelle davantage de femmes à s’engager en politique pour moderniser le système. Elle alerte aussi sur la progression du chikungunya à Maurice, avec 3 300 cas recensés en mai 2026, contre 1 580 cas entre mars et août 2025.

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