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Droit de réponse

Au ministre de l’Environnement, M. Rajesh Bhagwan

23 mai 2026, 15:46

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Au ministre de l’Environnement, M. Rajesh Bhagwan

Dans l'express du dimanche 10 mai, le ministre déclare : «Je peux vous dire qu'à aucun moment il n'y a eu l'intention ou l'ordre d'arrêter Percy Yip Tong.» M. Rajesh Bhagwan m’accuse d’avoir menti sur les réseaux sociaux et dans les médias en déclarant qu’il y a eu une intervention policière sur ma personne le dimanche 3 mai. Le ministre oublie que nous sommes sur une plage publique. Villageois, surfeurs, pêcheurs, marchands de boulettes et touristes sont témoins de toute l’intervention qui a duré une quinzaine de minutes. Tous voient une fonctionnaire du ministère donner l'ordre à mes deux chauffeurs de JCB et à moi-même d'arrêter les travaux sous peine d'arrestation. Je refuse fermement en expliquant que je travaille depuis trois jours sous la directive de la Beach Authority et que mes deux pelleteuses ont été mises à la disposition du ministère à la demande du président du Black River District Council. Cette dame que je vois pour la première fois ne veut rien entendre et demande à la police de m'arrêter. Une vidéo de 11mn de toute la scène montrant la dame du ministère demander l'intervention de la police est en ma possession.

Pour consolider sa déclaration mensongère, le ministre Rajesh Bhagwan ajoute dans l'express du 10 mai 4 points contestables :

1. «Je le connais depuis longtemps.»

Je connais à peine M. Bhagwan. On s’est parlé pour la première fois le soir du 26 avril 2026. Il m'appelle après m’avoir vu au journal télévisé de la MBC parler sur l’urgence de sauver les arbres centenaires de Tamarin avant le gros raz-de-marée prévu dans cinq jours. Depuis nous avons été en contact surtout par téléphone. La majeure partie de nos conversations tournaient autour de la santé du ministre et pas de la santé des arbres ni de l’érosion rapide de la plage de Tamarin. Je dévoilerai le contenu de toutes nos conversations dans un affidavit.

Si pour le ministre, le fait de m’avoir vu une fois en 1990 lorsqu'il était maire de Beau-Bassin–Rose-Hill signifie qu’il me connaît depuis longtemps, je peux dire que je ne le connais pas du tout. C'était au concert mythique de Kaya au stade de Rose-Hill devant plus de 40 000 personnes. À la fin du concert, je vois le maire apparaître soudainement sur scène pour saluer la foule immense. Après son rapide moment de gloire, il est reparti sans dire un mot ni à Kaya ni à moi.

2. «Nous avons travaillé ensemble et avons été en contact.»

C’est vraiment insultant de dire qu’on travaillait ensemble vu que j’ai travaillé seul jusqu’à l’arrivée du «mini-tsunami» le 1ᵉʳ mai et ce, depuis le 24 avril. Au contraire durant cette période, un officier du ministère de l’Environnement accompagné de la police a stoppé mes travaux deux fois le 25 et 26 avril avant qu’un autre officier ne demande à la police de m’arrêter le 3 mai.

Une grosse délégation du ministère a pris en charge les travaux le 30 avril à seulement 24h de l’arrivée annoncée d’énormes vagues de plus de 4 mètres. À ma grande surprise et déception, ils sont arrivés sans engins mécaniques, ni roches, ni sacs géotextile… bref sans rien pour protéger les arbres centenaires ni freiner l’érosion fulgurante du rivage ! Vu l’urgence, j’ai fourni 13 camions de roches et deux pelleteuses. Mais mon statut avait changé. Le week-end précédent, je travaillais sans permis et maintenant je travaillais sans contrat. Ce n’est que le 1er mai, jour de la catastrophe, qu’un excavateur du ministère est venu en renfort à mes deux pelleteuses. Le lendemain, le Conseil de district de Rivière-Noire envoie enfin une pelleteuse…

3. «Je suis satisfait que nous ayons pu arrêter l'hémorragie»

Le ministère de l’Environnement n’a pas arrêté l’hémorragie, mais a seulement ralenti l’érosion grâce à mes roches et pelleteuses. Vingt jours se sont passés depuis l’arrêt des travaux le 3 mai. L’érosion continue car le sable passe toujours entre les roches et disparaît lentement sous les racines des arbres vu que le peu de tissu géotextile disponible a surtout été posé sur, et non pas, sous les roches.

4. «Pour moi il est important de travailler avec le soutien et la contribution de tous.»

Ils ont refusé mon soutien en répondant négativement à ma demande de permis de désensablement. J’ai sauvé les arbres centenaires quasiment tout seul vu que le ministère n’est intervenu qu’avec un excavateur le jour de la catastrophe le 1er mai. Et le conseil de village n’a jamais été informé de ce que faisait le ministère.

Les déclarations publiques du ministre Bhagwan dans la presse à propos de l’intervention de la police et sur les travaux effectués m’ont fortement offensé.

Au lieu de me proposer le remboursement de la location des deux pelleteuses et des 13 camions de roches, le ministre m’accuse de mentir en disant qu’il n’y a jamais eu intervention de la police. Cette déclaration du ministre Bhagwan m’a totalement surpris et profondément blessé. Pour avoir publiquement dans la presse laisser entendre que je suis un menteur, je confirme que j’envisage des poursuites contre le ministre de l’Environnement, M. Rajesh Bhagwan, pour atteinte à mon intégrité et à ma personne.

Avec mes avocats, nous allons entamer des poursuites judiciaires contre le ministre de l'Environnement pour diffamation. Nous étudions aussi la nouvelle loi sur l’écocide et envisageons de poursuivre son ministère pour non-assistance à Nature en danger. En attendant, je vais jurer un affidavit pour révéler toute la scandaleuse VÉRITÉ.

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