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Scandale périscolaire à Paris
Deux animateurs écroués pour violences sexuelles sur une vingtaine d'enfants
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Scandale périscolaire à Paris
Deux animateurs écroués pour violences sexuelles sur une vingtaine d'enfants
AFP.
L'onde de choc secoue les écoles huppées du 7ᵉ arrondissement de la capitale. Le parquet de Paris a confirmé ce vendredi 22 mai 2026 la mise en examen et le placement en détention provisoire de deux animateurs, âgés de 52 et 44 ans, pour « des faits à caractère sexuel ». L'enquête cible un service périscolaire accueillant les élèves des établissements privés et publics Saint-Dominique, Rapp et La Rochefoucauld. Une troisième animatrice a, quant à elle, été placée sous le statut de témoin assisté.
Des accusations d'une extrême gravité
L'affaire, désormais confiée à deux juges d'instruction, concerne le préjudice d'une vingtaine d'enfants, bien qu'une quarantaine de mineurs ait déjà été entendue par les enquêteurs. Le collectif de parents d'élèves, baptisé « Les petits héros de Saint-Do », a publiquement dénoncé des actes d'une violence absolue, évoquant des attouchements, des fellations et des pénétrations.
Les familles, tout en exprimant leur « soulagement » face à ces premières incarcérations, ont vivement critiqué l'action initiale des services de police. Elles déplorent notamment qu'aucune perquisition immédiate n'ait été menée après les premières plaintes, alors que plusieurs enfants avaient explicitement alerté sur l'existence de captations vidéo des abus.
La défense plaide la prudence
Face à la gravité des charges, la défense des deux suspects appelle à la retenue. Mᵉ Raphaelle Varaut, avocate du premier animateur, a indiqué que son client contestait fermement l'intégralité des accusations.
De leur côté, Mes Sophie Guinamant et Gianni De Georgi, conseils du second suspect, ont mis en garde contre le spectre de l'erreur judiciaire : « L'histoire a plusieurs fois démontré que l'emballement médiatique dans ce type de dossiers peut conduire à des drames. Notre client a pleinement confiance dans l'institution pour établir son innocence. »
Le bilan des gardes à vue
Ce dénouement survient après un vaste coup de filet mené mercredi, au cours duquel seize personnes travaillant dans le milieu périscolaire parisien avaient été placées en garde à vue pour des soupçons de violences physiques et sexuelles. Treize d'entre elles ont été remises en liberté jeudi, le parquet estimant que les charges étaient insuffisantes pour caractériser une infraction à leur encontre, laissant ainsi les deux principaux suspects face aux juges.
Source: FranceInfo.
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