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Annulation du voyage du président taïwanais

Le mutisme de Maurice intrigue

23 avril 2026, 07:00

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Le mutisme de Maurice intrigue

Le report du déplacement officiel du président taïwanais Lai Ching-te en Eswatini (anciennement le Swaziland) suscite des réactions sur la scène internationale alors que Maurice est indirectement pointée du doigt dans cette affaire. Selon l’Agence France Presse (AFP), la Chine a salué, mercredi, plusieurs pays africains, dont Maurice, pour avoir contribué à empêcher ce voyage.

D’après l’AFP, les Seychelles, Maurice et Madagascar ont révoqué «sans préavis» les autorisations de survol de l’avion du dirigeant taïwanais, à la suite d’une «pression intense» exercée par Pékin, notamment sur le plan économique. Cette décision aurait contraint Lai Ching-te à reporter sa visite en Eswatini, dernier allié diplomatique de Taïwan en Afrique, où il devait se rendre du 22 au 26 avril, dans le cadre des célébrations marquant les 40 ans de règne du roi Mswati III.

La Chine, qui considère Taïwan comme une province rebelle depuis la fin de la guerre civile en 1949, a réagi par la voix de son ministère des Affaires étrangères. «Les pays qui adhèrent au principe d’une seule Chine agissent en parfaite conformité avec le droit international. La Chine leur adresse ses vifs compliments», a déclaré un porte-parole, cité par l’AFP. Pékin insiste également sur le caractère «inéluctable» de la réunification, tout en rejetant toute légitimité à la présidence taïwanaise. La réaction du sénateur américain Ted Cruz n’est pas passée inaperçue. Sur son compte X, il a vivement critiqué la position de Maurice : «First, Mauritius tried to push the U.K. out of Chagos in favor of China. Now, they’re interfering with Taiwan’s ability to fly to Africa. Mauritius seems determined to ally with the Chinese Communist Party at the expense of U.S. interests. The sovereign decision for the U.S. should be to counter their campaigns and hold their officials accountable.»

Au niveau local, aucune communication officielle n’a été émise. Le silence des autorités mauriciennes contraste avec l’ampleur des réactions internationales. Toutefois, mardi, le 21 avril, une source gouvernementale a affirmé qu’aucune autorisation de survol n’avait été accordée par Maurice. Un conseiller au Prime Minister’s Office (PMO) a, pour sa part, indiqué que «les relations privilégiées que Maurice entretient avec la Chine, l’un de nos pays de peuplement, ne doivent en aucun cas être compromises».

Malgré les sollicitations adressées à la cellule de communication du PMO, aucune réponse officielle n’a été obtenue à ce stade.

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