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Affaire Varsha Biefun-Doorga

La levée de la suspension du Dr Nishan Moheeputh rebat les cartes

4 avril 2026, 13:30

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La levée de la suspension du Dr Nishan Moheeputh rebat les cartes

Le Dr Nishan Moheeputh et l'ex magistrate Varsha Biefun-Doorga

Nouveau développement d’ampleur dans l’affaire liée au décès de la magistrate Varsha Biefun-Doorga : le Dr Nishan Moheeputh est de nouveau autorisé à exercer. Le Medical Disciplinary Tribunal a levé la suspension qui lui avait été imposée en février 2025, une décision immédiatement suivie d’effet par le Medical Council, qui a révoqué son interdiction d’exercer.

Cette réintégration marque un tournant dans un dossier particulièrement sensible, à la croisée des enjeux médicaux, disciplinaires et judiciaires. Elle fait suite à l’examen approfondi du dossier par le tribunal disciplinaire, instance présidée par une juge de la Cour suprême et assistée de deux assesseurs médicaux. Les audiences, réputées pour leur technicité, ont porté sur l’analyse détaillée des actes médicaux, des complications survenues et du cadre de responsabilité professionnelle.

Pour l’heure, les motivations précises ayant conduit à la levée de la suspension n’ont pas été rendues publiques. Toutefois, la décision du tribunal s’impose à l’autorité régulatrice, qui a officiellement notifié que le praticien est à nouveau pleinement habilité à exercer la chirurgie plastique et la microchirurgie reconstructive sur l’ensemble du territoire.

L’origine de l’affaire remonte à juillet 2024. Varsha Biefun-Doorga, magistrate alors âgée de 43 ans, décède quelques jours après une intervention de liposuccion pratiquée dans une clinique privée du Nord. Selon les éléments médico-légaux, la patiente a succombé à une septicémie consécutive à une perforation intestinale. Ce constat a rapidement soulevé des interrogations sur les circonstances exactes de l’intervention et la gestion post-opératoire.

À la suite d’une plainte formelle de la famille, le Medical Council avait ouvert une enquête préliminaire sous la Medical Council Act. L’instance y avait retenu l'existence d’éléments prima facie de négligence professionnelle. Considérant la gravité des faits allégués et dans un souci de protection du public, elle avait prononcé, le 13 février 2025, la suspension immédiate du Dr Moheeputh, assortie d’une interdiction totale d’exercer. Le praticien avait contesté cette décision, déclenchant la procédure devant le Medical Disciplinary Tribunal.

Au cœur des débats : l’établissement du lien de causalité entre l’acte chirurgical et les complications fatales. La défense, assurée par Me Assad Peeroo, s’est appuyée sur une analyse rigoureuse du dossier médical et des standards de pratique pour remettre en question les conclusions initiales. La levée de la suspension ne met pas nécessairement un terme définitif à toutes les dimensions du dossier, mais elle redéfinit les équilibres dans cette affaire emblématique, relançant le débat sur la responsabilité en chirurgie esthétique et les garanties procédurales accordées aux praticiens.

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