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«Chairperson» de la NADC

L’arrivée de Nadia Peerun ravive l’espoir des acteurs de terrain

2 avril 2026, 10:00

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L’arrivée de Nadia Peerun ravive l’espoir des acteurs de terrain

Nadia Peerun succède à Kunal Naik (à dr.) au poste de «chairperson». Ce dernier devient le CEO de la NADC.

La National Agency for Drug Control (NADC) entame une nouvelle phase avec la nomination de Nadia Peerun à la présidence du board. Kunal Naik, le précédent chairperson, devient CEO, succédant au Dr Fayzal Sulliman.

Cette recomposition avec ce duo de professionnels venant du terrain intervient alors que la lutte contre la drogue nécessite des actions plus cohérentes, ancrées dans les réalités du terrain et soutenues par des politiques publiques solides.

Dans un communiqué publié le 1ᵉʳ avril, les deux responsables ont exprimé leur volonté d’insuffler une dynamique renouvelée. Forte de 18 ans d’expérience en santé publique, VIH et réduction des risques, Nadia Peerun a souligné la «responsabilité importante» liée à sa nomination et la nécessité d’un travail «structuré, transparent et collaboratif» pour obtenir des résultats concrets.

Sur le terrain, sa nomination est accueillie favorablement, même si certains observateurs nuancent leur enthousiasme. Percy Yip Tong, cofondateur du Collectif Urgence Toxida, estime que son profil constitue un atout, rappelant qu’elle connaît «le sujet, les ONG et la réalité du terrain». Il considère toutefois que le changement majeur réside surtout dans l’arrivée de Kunal Naik à la direction opérationnelle. Il confie que son premier choix aurait été Nicolas Ritter, tout en se disant satisfait de la nomination de Nadia Peerun et convaincu que Kunal Naik «fera mieux» que son prédécesseur.

Du côté des travailleurs sociaux, la confiance est plus affirmée. Danny Philippe, engagé de longue date dans la prévention des drogues et la lutte contre la pauvreté, se dit «totalement confiant» dans la capacité de Nadia Peerun à diriger la NADC. Il met en avant sa complémentarité avec Kunal Naik, un duo qu’il juge favorable au dialogue avec la société civile.

Même écho chez Nicolas Ritter, figure centrale de la lutte contre le VIH/sida à Maurice. Il affirme n’avoir «pas beaucoup de doutes» sur leurs compétences et les considère comme «les bonnes personnes au bon poste». Il appelle néanmoins à leur laisser le temps de faire leurs preuves, rappelant la pression qui accompagne de telles responsabilités. Par ailleurs, nos tentatives de joindre le Dr Sulliman pour une réaction ont été vaines, ce dernier étant resté injoignable.

Avec ces nominations, la NADC semble vouloir renforcer son ancrage dans l’expertise de terrain et la collaboration avec les acteurs engagés. Reste désormais à transformer ces attentes en actions concrètes.

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