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Matières premières pour des drogues synthétiques

Vingt ans de prison pour deux Mauriciens interceptés à l’aéroport

22 mars 2026, 09:30

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La Cour suprême a condamné Noor Raamiz Ismaël et Asif Amad Domun à 20 ans de prison chacun ainsi qu’à une amende de Rs 75 000 pour l’importation de substances destinées à la fabrication de drogues synthétiques. Le verdict est tombé ce vendredi matin, mettant un terme à une affaire qui trouve son origine plusieurs années en arrière.

Tout a commencé lors d’un déplacement à l’étranger en 2018. Les deux hommes se sont rendus à Hong-Kong où ils se sont procuré des matières premières destinées à la fabrication de drogues synthétiques. Une fois les substances récupérées, ils les ont dissimulées dans des contenants de produits esthétiques, une méthode visant à masquer leur véritable nature lors des contrôles.

À leur retour à Maurice, leur parcours s’est toutefois arrêté net à l’aéroport international sir Seewoosagur Ramgoolam. Lors d’un contrôle ciblé, les agents de la Customs Anti-Narcotics Section, épaulés par les douaniers, ont procédé à une fouille des deux passagers. Dans leurs bagages, les officiers ont mis la main sur des substances suspectes dissimulées dans des produits cosmétiques. Une saisie importante : environ 1,77 kilo de substances pour une valeur estimée à Rs 26,5 millions. Une quantité qui, selon les enquêteurs, ne laisse que peu de place au doute quant à l’intention des accusés.

Les analyses ont confirmé par la suite qu’il s’agissait de composants liés à la fabrication de drogues synthétiques. L’enquête a établi que les substances étaient destinées à être transformées localement, avant d’être introduites sur le marché. Un mode opératoire qui inquiète particulièrement les autorités car il favorise le développement de réseaux de production sur le territoire.

Arrêtés puis inculpés, Noor Raamiz Ismaël et Asif Amad Domun ont comparu devant la Cour suprême. Au fil du procès, l’accusation a mis en avant un procédé réfléchi, impliquant un déplacement à l’étranger, une dissimulation élaborée et une tentative d’importation à grande échelle. Lors de ses réquisitions, le parquet a insisté sur la gravité des faits, réclamant une peine comprise entre 25 et 35 ans de prison. La défense, pour sa part, a tenté de faire valoir des circonstances atténuantes, appelant la cour à faire preuve de clémence.

Après avoir réservé son jugement, la Cour suprême a finalement tranché ce vendredi. Les deux accusés ont été condamnés à 20 ans de prison chacun, ainsi qu’à une amende de Rs 75 000. Une peine lourde, qui vient sanctionner une tentative d’importation soigneusement préparée, et qui illustre la vigilance accrue des autorités face aux nouvelles formes de trafic de drogue synthétique.

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