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Noemi Alphonse : «Mentalement, j’étais très forte et résiliente»

5 août 2026, 11:21

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Noemi Alphonse : «Mentalement, j’étais très forte et résiliente»

La para-athlète mauricienne met en avant sa force mentale, sa résilience après sa chute sur le 1 500 m T54 et affiche déjà son prochain objectif : les Jeux paralympiques de 2028.

Avec deux courses à disputer lors de ces Jeux du Commonwealth, et loin d’être ses épreuves de prédilection, la para-athlète Noemi Alphonse a su puiser dans ses ressources pour aller chercher deux médailles d’argent, une au 1 500 m T54 et l’autre au 400 m T54. Victime d’un incident ayant causé sa chute sur le 1 500 m T54, la Mauricienne a fait preuve d’une force mentale et physique exceptionnelle pour rebondir et accrocher ses deux premières médailles aux Jeux du Commonwealth. Elle est d’ailleurs la seule athlète mauricienne à avoir réalisé cet exploit lors de cette édition.

Vous retournez à Maurice avec deux médailles à votre cou. Peuton dire que l’objectif a été atteint pour vous lors de ces Jeux ?

Comme je l’avais dit auparavant, il ne me manquait que deux médailles majeures dans ma carrière. Celle des Jeux du Commonwealth en faisait partie. Maintenant, il faudra aller chercher celle des Jeux paralympiques en 2028. Je suis très satisfaite et très contente de mon parcours lors de ces Jeux du Commonwealth. Après cet incident au 1 500 m T54, c’était un peu difficile à gérer, mais j’ai pu remonter la pente pour aller chercher la médaille. J’ai fait le maximum et j’aurais voulu aller chercher l’or, mais je faisais face à plus forte que moi. Aussi, il fallait faire face aux douleurs de la chute. Je n’ai tout de même pas de regrets parce que je me suis donnée à 100 %. Je dédie cette victoire à mon père, qui fêtait hier (lundi) son anniversaire, à mon entraîneur, Jean-Marie Bhugeerathee, qui fêtera prochainement son anniversaire lui aussi, et à tous les Mauriciens qui m’ont toujours soutenue.

Que retenez-vous de cette compétition et qu’avez-vous appris de vous-même durant cette période ?

Je savais déjà que, mentalement, j’étais très forte et résiliente. J’ai appris à surpasser beaucoup de choses en peu de temps et surtout à mettre mes émotions de côté. C’est un travail qui a été réalisé en amont avec mon coach mental (NdlR : Sébastien Mallart), qui m’avait accompagné sur cette compétition comme c’était le cas à New Delhi. C’était un moment difficile, mais il m’a permis de passer au-dessus vraiment rapidement. Au cas où j’aurais eu la même course (la finale du 1 500 m T54) à recourir le même jour, j’aurais eu juste 30 minutes pour digérer mes émotions et cela n’aurait pas été évident. Le seul hic de la finale du 1 500 m T54, c’est que je n’ai pas eu le temps d’apprécier ma médaille, car j’avais la demi-finale du 400 m T54 à disputer plus tard dans la même journée. J’ai ressenti toutes les émotions quand je suis partie chercher ma médaille du 400 m T54 et quand j’ai vu le drapeau flotter. C’est là que j’ai réalisé ce que j’avais accompli et je n’ai aucun regret.

Quelle est la suite pour vous ?

Ma saison est terminée pour le moment. Nous entamerons par la suite la préparation pour les Championnats du monde de l’an prochain et, l’année suivante, il y aura les Jeux paralympiques. Après 11 ans d’entraînement, je vais prendre de petites vacances et, une fois de retour, nous commencerons la préparation pour les Championnats du monde.

Enfin, que pensez-vous de l’accueil que vous avez reçu à votre retour à Maurice ?

Très contente de revoir tout le monde. Malheureusement, mes parents n’ont pas pu être là. Nous sommes très fiers d’être rentrés, de pouvoir célébrer avec tout le monde et aussi d’avoir reçu un tel accueil de la part des Mauriciens.

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