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Rapport de l’Audit 2024-2025
Mauritius Police Force : plus de Rs 65 millions au cœur des dérives
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Rapport de l’Audit 2024-2025
Mauritius Police Force : plus de Rs 65 millions au cœur des dérives
La Mauritius Police Force concentre les critiques les plus sévères du rapport. La gestion des stocks soulève également des interrogations. Quinze entrepôts affichent une valeur d’inventaire de plus de Rs 537 millions à fin juin 2025. Des dépenses inutiles totalisant Rs 33,8 millions ont été identifiées, dont Rs 21 millions pour un équipement spécialisé toujours non opérationnel et Rs 12,8 millions pour un appareil défectueux depuis 2014.
À ces montants s’ajoutent des irrégularités dans la collecte de revenus atteignant Rs 31,8 millions, notamment dans la division nord. Au total, plus de Rs 65 millions sont concernées par des défaillances financières. Le système de Reward Money présente également des dérives. Plus de Rs 57 millions ont été versées durant la période 2024-2025 au titre du Reward Money, destiné aux informateurs. Des paiements dépassant le plafond indicatif de Rs 4 millions ont été relevés. Le recours à des virements budgétaires pour financer ces dépenses traduit une planification insuffisante et un manque de contrôle.
La gestion des ressources humaines dans la police est également pointée du doigt. Des anomalies sont observées dans les extra duty allowances, certains montants versés dépassant les salaires annuels de base de certains officiers. Par ailleurs, un nombre important de policiers suspendus continue de percevoir leur salaire sur de longues périodes, ce qui entraîne une accumulation de coûts pour l’État sans contrepartie en termes de services.
Le rapport met en évidence des problèmes récurrents dans la maintenance des équipements de la police. Des hélicoptères ont été immobilisés pendant plusieurs jours, voire sur de longues périodes, tandis que les coûts de maintenance ont fortement augmenté au fil des années. Des défaillances sont également relevées dans l’entretien des navires et des avions. Le système de radar côtier est jugé obsolète, limitant les capacités de surveillance maritime.
Des retards persistent également dans la mise en œuvre de systèmes technologiques essentiels, notamment le système automatisé d’identification d’empreintes digitales. Le NAO signale la présence d’armes et de munitions non opérationnelles ainsi que d’équipements de sécurité défaillants. Ces lacunes soulèvent des inquiétudes quant à la capacité de la police à assurer efficacement ses missions.
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