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Chikungunya
37 nouveaux cas enregistrés
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Chikungunya
37 nouveaux cas enregistrés
Le chikungunya est transmis par les moustiques, provoquant fièvre, douleurs articulaires et fatigue.
La vigilance sanitaire reste de mise face à la recrudescence des cas de chikungunya à Maurice. Selon le Dr Fazil Khodabocus, directeur par intérim des services de santé, 37 nouveaux cas ont été récemment signalés, portant à 402 le nombre total de cas recensés depuis le début de l’année. Les autorités observent une augmentation progressive des infections, ce qui requiert une attention particulière des services de santé publique.
Les données du ministère de la Santé indiquent que la propagation de la maladie se concentre principalement dans certaines régions du pays. Parmi les zones les plus touchées figurent Rose-Hill, Plaisance, Stanley, Camp-Levieux, Mont-Roche et Roche-Brunes. Des cas isolés ont également été signalés à Pailles et à Floréal, tandis que deux cas ont été enregistrés à Quatre-Bornes. À ce jour, 72 cas sont considérés comme actifs.
La situation s’est particulièrement intensifiée au cours de la semaine du lundi 9 au vendredi 13 mars. Durant cette période, près de 100 nouveaux cas ont été déclarés, soit une moyenne d’environ 20 cas par jour. Cette progression rapide inquiète les autorités sanitaires, qui multiplient les appels à la vigilance auprès de la population.
Selon le Dr Khodabocus, les conditions climatiques actuelles favorisent la prolifération des moustiques, principaux vecteurs du virus. La combinaison de la chaleur et de l’humidité crée un environnement propice à la reproduction de ces insectes. «Dans ce climat chaud et humide, les moustiques prolifèrent davantage et peuvent transmettre plus facilement la maladie», explique-t-il.
Face à cette situation, le ministère de la Santé insiste sur l’importance des mesures de prévention. L’usage régulier de crèmes ou de répulsifs anti-moustiques est fortement recommandé afin de réduire le risque de piqûres. Les autorités conseillent également d’éviter l’accumulation d’eau stagnante, qui constitue un lieu de reproduction privilégié pour les moustiques.
Parmi les gestes simples à adopter : couvrir les réservoirs d’eau, renouveler l’eau stagnante au moins deux fois par semaine et veiller à ce que les déchets soient placés dans des poubelles bien fermées. Il est également conseillé de ne pas laisser traîner des boîtes de conserve ou autres objets pouvant retenir l’eau de pluie.
Parallèlement, des actions de santé publique sont en cours. Les autorités travaillent en collaboration avec les conseils de district, les municipalités et d’autres instances locales afin de renforcer les opérations de nettoyage et de contrôle sanitaire dans les zones concernées. Des campagnes de sensibilisation sont également menées pour encourager la population à participer activement à la lutte contre la prolifération des moustiques.
Malgré l’augmentation des cas cette semaine, le Dr Khodabocus se veut rassurant. Les services de santé poursuivent la surveillance de la situation et veillent à ce que toutes les mesures nécessaires soient mises en place pour limiter la propagation du virus. Il rappelle toutefois que la coopération de la population reste essentielle.
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