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Conflit au Moyen-Orient
Trump affirme que la guerre contre l’Iran pourrait bientôt se terminer
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Conflit au Moyen-Orient
Trump affirme que la guerre contre l’Iran pourrait bientôt se terminer
Le président américain Donald Trump le 9 mars 2026, à Miami en Floride, aux Etats-Unis. ? AFP SAUL LOEB
Le président américain Donald Trump a déclaré lundi 9 mars que la guerre contre l’Iran pourrait «se terminer bientôt», sans toutefois avancer de calendrier précis, alors que Téhéran continue de lancer des missiles et des drones à travers le Moyen-Orient.
Ces propos ont eu un impact immédiat sur les marchés financiers. Les prix du pétrole, qui avaient fortement grimpé, ont reculé tandis que plusieurs places boursières ont rebondi. À Tokyo, l’indice Nikkei a ouvert mardi en hausse de 3 % et le Kospi a progressé de plus de 5 % à Séoul, selon AFP.
Lors d’une conférence de presse à Miami, sa première depuis le début du conflit déclenché il y a dix jours par les États-Unis et Israël contre la République islamique, Donald Trump a affirmé que la guerre était «bien en avance» sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu’il avait évoqué auparavant.
De leur côté, les Gardiens de la révolution ont répliqué mardi que «c’est nous qui déciderons de la fin de la guerre».
Le président américain a également menacé l’Iran de frappes « beaucoup plus fortes » si Téhéran tentait de bloquer le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite environ un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié.
Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani, a averti lundi que cette voie maritime resterait impraticable tant que la guerre se poursuivrait.
Selon l’armée américaine, plus de 5 000 cibles ont été frappées en dix jours, dont plus d’une cinquantaine de navires iraniens.
Dans le même temps, Washington entretient une certaine ambiguïté sur les objectifs de cette offensive menée avec Israël. Les États-Unis affirment vouloir détruire les capacités balistiques de l’Iran et l’empêcher d’acquérir l’arme nucléaire, une intention que Téhéran dément.
Interrogé sur la nomination de Mojtaba Khamenei comme nouveau guide suprême, Donald Trump a dit ne pas vouloir dire s’il était devenu une cible, tout en se disant «déçu» par ce choix.
Israël l’a déjà qualifié de «tyran prêt à perpétuer la brutalité du régime» et a annoncé lundi soir de nouvelles frappes «de grande ampleur» sur Téhéran.
En Iran, les autorités ont mobilisé leurs partisans pour célébrer la désignation de Mojtaba Khamenei, successeur de son père, l’ayatollah Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de la guerre dans des frappes américano-israéliennes. Selon Téhéran, ces attaques ont fait plus de 1 200 morts en dix jours, un bilan que l’AFP n’a pas pu vérifier de manière indépendante.
Parallèlement, les tensions régionales continuent de s’étendre. L’Iran a poursuivi ses frappes de représailles contre Israël et certains pays du Golfe. À Bahreïn, une attaque iranienne a touché un immeuble résidentiel à Manama, faisant deux morts et plusieurs blessés.
Un autre missile iranien a été intercepté au-dessus de la Turquie, poussant Ankara à adresser une mise en garde à Téhéran.
Au Liban, le Hezbollah a prêté allégeance au nouveau guide suprême iranien, tandis que le président libanais Joseph Aoun a accusé le mouvement chiite de risquer de provoquer «l’effondrement» du pays en attaquant Israël.
Selon les autorités libanaises, au moins 486 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes et plus d’un demi-million d’habitants ont été déplacés.
À l’international, le président russe Vladimir Poutine a assuré Mojtaba Khamenei de son «soutien indéfectible», tandis que l’Irak et Oman ont également félicité le nouveau dirigeant iranien pour sa nomination.
Source : AFP
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