Publicité
Commission d’enquête
Mort d’Andy Selmour : agression planifiée, drogue synthétique et défaillances pointées à Melrose
Par
Partager cet article
Commission d’enquête
Mort d’Andy Selmour : agression planifiée, drogue synthétique et défaillances pointées à Melrose
La commission d’enquête instituée pour faire la lumière sur la mort du détenu Andy Selmour, le 9 décembre 2025, à la prison de haute sécurité de Melrose, a poursuivi ses travaux hier au siège de l’Environment and Land Use Appeal Tribunal, sous la présidence de l’ancien juge de la Cour suprême, Paul Lam Shang Leen. Un détenu a expliqué qu’il ne se trouvait pas dans l’unité Kestrel au moment de l’agression. Il a toutefois affirmé qu’après les faits, Selmour avait été aperçu dans l’unité Paille-en-Queue en compagnie d’autres détenus. Selon lui, Selmour aurait fumé une cigarette et consommé de la drogue synthétique, et son comportement aurait brusquement changé après, devenant agité et instable.
Un second détenu a relaté une altercation qui aurait éclaté entre Selmour et plusieurs détenus. L’un d’eux l’aurait frappé à l’aide d’un morceau de bois, tandis qu’un autre aurait été en possession d’un objet tranchant. Le témoin a également affirmé que Selmour entretenait auparavant des relations amicales avec ses présumés agresseurs, décrits comme des détenus «bien connus» et que certains gardechiourmes auraient été au courant de ces comportements, sans qu’aucune mesure concrète ne soit prise pour prévenir de nouvelles agressions. Selon un autre détenu, Selmour aurait été pris pour cible après être revenu d’une visite avec un colis susceptible de contenir de la drogue synthétique. L’un des agresseurs lui aurait reproché d’avoir colporté de fausses informations à son sujet.
Commentant son rapport, Mᵉ Satyajit Boolell a évoqué des allégations de violences lors d’une intervention impliquant des forces combinées, dont la Special Mobile Force et le Groupement d’intervention de la police mauricienne, venues soutenir la Correctional Emergency Response Team après une altercation entre détenus. Il a également pointé ce qu’il a qualifié d’«institutional idleness». Un ancien haut gradé de l’administration péni- tentiaire, aujourd’hui à la retraite, a estimé que des manquements avaient été commis par certains officiers dans la gestion du cas Selmour. Il a indiqué avoir rédigé un rapport dans lequel il recommandait la suspension de cinq officiers.
Les auditions se poursuivent aujourd’hui avec, notamment, la déposition du rédacteur du rapport du Forensic Science Laboratory.
Publicité
Publicité
Les plus récents