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Malgré des millions de neurones : Des trous de mémoire à force de se… creuser le cerveau

6 mars 2026, 18:00

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Malgré des millions de neurones : Des trous de mémoire à force de se… creuser le cerveau

«Où ai-je posé mes clés?» «Où sont mes lunettes?» «J’ai le mot au bout de la langue»… Personne n’échappe à ces phrases. Rien d’inquiétant. «J’ai oublié le numéro de téléphone… ou la date d’anniversaire.» Ce n’est pas très grave, mais si ces oublis deviennent chroniques et récurrents, il faut alors se poser des questions, identifier les causes et trouver des remèdes. Ça peut aller jusqu’à consulter un spécialiste.

? Les causes

Elles sont multiples, tantôt bénignes, tantôt alarmantes. Fatigue, manque de sommeil, simple manque d’attention, stress, régime alimentaire dans un premier temps. Viennent ensuite des carences en vitamines B12 et B1, la dépression, des facteurs comme l’âge, des troubles neurologiques… Pas de conclusion hâtive, mais certaines maladies sont liées : AVC, Parkinson, démence et Alzheimer, le plus grave des troubles de mémoire.

Voyons plutôt les symptômes comme la perte d’infos reçues par le cerveau. Petit exercice : faites une liste de cinq mots, essayez de les retrouver après quelques instants dans le bon ordre. Certains symptômes devraient alarmer comme l’angoisse de ne pas reconnaître un visage ou un proche, la difficulté à articuler des mots ou à manipuler des objets. Des traitements existent selon les cas, sauf pour l’Alzheimer. De simples oublis ne doivent pas inquiéter outre mesure. Il est normal qu’avec l’âge, le cerveau prenne plus de temps à imprimer l’info, mais, bonne nouvelle, il produit de nouveaux neurones à tout âge. Le cerveau, tel un muscle, a besoin d’être utilisé, voire boosté.

Les émotions sont également liées au cerveau. Une grande émotion laissera un souvenir. Attention à l’amnésie ou au black-out, auquel cas il faudrait consulter, ne serait-ce que pour se rassurer. Il est normal de ne pas toujours tout retrouver instantanément. Au milieu d’une discussion, soudain, «je ne sais plus où je voulais en venir». Ce n’est probablement qu’un défaut de vigilance, pas forcément alarmant. Fermez les yeux, respirez plusieurs fois profondément pour relaxer le cerveau et abaisser le stress… et ça revient.

D’autres causes peuvent entrer en jeu comme les apnées du sommeil, l’alcool, la cigarette, la drogue. Elles provoquent des trous de mémoire. Il en va de même pour une prise excessive de médicaments tels qu’antidépresseurs, somnifères, anxiolytiques. Vous entrez dans une pièce à la recherche de quelque chose de précis, mais rendu sur place, vous ne vous souvenez plus pendant un bon bout de temps de ce que vous étiez venu chercher. Désorientation ? Confusion ? Si cela arrive souvent, on doit s’en alarmer.

? Soigner cette défaillance

Il faut faire travailler sa mémoire comme un étudiant avant des examens. Le sport ou un exercice physique – sa non-pratique est un mal national – assure un bon débit de sang. Tout comme manger sainement en bannissant les aliments ultra-transformés (processed). Les maladies cardiovasculaires comme l’hypertension, le diabète, le cholestérol vieillissent le cerveau et doivent être dépistées le plus tôt possible. Corrigez une perte auditive si vous entendez moins bien.

Privilégiez l’huile d’olive (première pression à froid) dans votre alimentation ou encore des antioxydants, de l’Omega 3, des sardines aux vertus protectrices pour le cerveau. Stimulez votre mémoire avec des jeux, tels les mots croisés, qui titillent les fonctions cognitives. Comme les enfants, révisez l’orthographe, les tables de multiplication, les conjugaisons. Faites travailler votre mémoire visuelle en faisant de la lecture ou en répétant à haute voix.

Ces trous de mémoire ne surviennent pas seulement chez les personnes âgées, les jeunes peuvent aussi être atteints. Le sommeil joue un rôle important dans la mémorisation. Le cerveau de 23 heures à 1 heure du matin engendre un sommeil réparateur en vidant ce qui a été accumulé pendant la journée. Tous les faits et les évènements.

Attention au déclin visuel. Monopolisés par des écrans, les yeux peuvent vieillir prématurément. C’est pourquoi il faut systématiquement éloigner les moins de cinq ans de tout écran.

? Booster le cerveau

Il s’agit de rendre la mémoire plus performante avec des alliés en la soumettant à des entraînements comme les jeux pour stimuler, mais aussi la mnémotechnique (ex.: la liste de courses). Les lobbies pharmaceutiques se sont lancés dans cette brèche en proposant des Omega 3 memory, le ginko biloba et l’huile Isio Memo de Lesieur pour soutenir le tonus intellectuel. Il existerait même l’Adapto-Cébral destiné aux astronautes !

Tout ce qui renforce le tonus intellectuel est à recommander surtout quand on atteint un âge avancé. Le fer, par exemple, fait travailler les neurones. Lire, trier, sortir pour entretenir une vie en société (ça dépend laquelle). Tout ce qui requiert l’usage de la logique. Il s’agit de faire travailler tous les cinq sens : la vue pour les yeux, l’ouïe pour l’audition, l’odorat pour le nez, le goût pour la saveur, le toucher pour la pression.

À tout cela, la science a ajouté maintenant la sensation de la position de nos membres, la sensation de température, la sensation de la douleur et la sensation de l’équilibre. Le cerveau doit éduquer la mémoire au moyen des cinq sens et à ces sensations. Il doit les stocker.

Plus simplement, donner de l’engrais au cerveau sous diverses formes : l’exercice physique (marche rapide, natation, vélo… bref, tout ce qu’on fait en rêve) ; une hygiène de vie en reposant le cerveau pendant 7 à 8 heures chaque nuit ; des relations sociales indispensables (ki bann to pou frekante) ; la lumière naturelle qui procure de la vitamine D tous les jours (bronzage pour touristes, nou anba filao) ; contact avec la nature (après enlèvement des déchets) et éviter le stress (autant dire tous les jours de la semaine).

Quant à la nourriture, avoir recours à la micronutrition ciblée – magnésium, vitamines B9 et B12, Omega 3… Au fait, revenons aux lunettes. Elles étaient sur la tête, siège du cerveau… lent.

Latet kokom!

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