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Révision de sa détention provisoire
L’audience de Mamy Ravatomanga reportée au 26 mars
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Révision de sa détention provisoire
L’audience de Mamy Ravatomanga reportée au 26 mars
La requête de Mamy Ravatomanga (photo) visant à réviser les conditions de sa détention provisoire, déposée auprès de la Cour suprême, a connu un développement inattendu hier. Prévue pour entendre les plaidoiries des avocats sur le fond, l’audience a été renvoyée au jeudi 26 mars, une journée entière étant désormais consacrée à ce dossier. Les juges Carol Green-Jokhoo et Azam Neerooa, qui ont présidé la séance, ont expliqué que la transcription de l’audience de bail, tenue en décembre dernier par la magistrate Karuna Dwarka Davay de la Bail and Remand Court (BRC), était illisible. La version manuscrite de la magistrate empêchait les juges de déchiffrer correctement le document. Une version dactylographiée complète a donc été demandée, avec pour instruction que tout soit prêt avant le dépôt des plaidoiries écrites, fixé au 24 mars.
La contestation de Mamy Ravatomanga vise le refus de la BRC, le 30 décembre 2025, de lui accorder la liberté conditionnelle. La magistrate avait alors estimé que des risques de fuite ou d’entrave à l’enquête justifiaient sa détention à la prison de haute sécurité de Melrose. La Financial Crimes Commission (FCC), le bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP) et celui du commissaire de police (CP) continuent de s’opposer à sa remise en liberté.
L’homme d’affaires est défendu par Mᵉˢ Joy Beeharry et Kushal Lobine, qui comptent mettre en avant son état de santé fragile, incluant des complications cardiaques, pour plaider en faveur de sa libération. La FCC est représentée par Mᵉ Atish Roopchund, tandis que le DPP et le CP sont assistés par Mᵉ Ida Dookhy-Rambarrun, du State Law Office.
Arrivé à Maurice dans la nuit du 11 au 12 octobre 2025 à bord d’un jet privé, dont l’atterrissage avait provoqué une polémique, peu après le changement de régime dans son pays, Mamy Ravatomanga est au cœur d’une enquête aux ramifications internationales. Il fait face à deux charges provisoires de blanchiment d’argent et à une charge d’entente délictueuse relative au trafic d’influence.
Si le volet trafic d’influence avance désormais, l’enquête complexe sur le blanchiment d’argent se poursuit, et impliquant des interactions transfrontalières. Le 26 mars sera une date clé : les juges entendront les plaidoiries des avocats qui pourraient déterminer le sort de Mamy Ravatomanga dans cette affaire délicate.
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