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Crash de l’ex-BAI
Dawood Rawat réaffirme que sa fille Laina est sa mandataire
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Crash de l’ex-BAI
Dawood Rawat réaffirme que sa fille Laina est sa mandataire
L’atmosphère était sobre, hier, lors de la Formal Matters Session de la Cour suprême. Trois plaintes déposées par Dawood Rawat, ancien président du défunt groupe British American Investment (BAI), ont été appelées devant la cheffe-juge, Rehana Mungly-Gulbul. Ces actions visent PricewaterhouseCoopers International Limited, Brussels Worldwide Services BV et Grant Thornton International Ltd. Dawood Rawat allègue qu’ils ont commis des «maldonnes» dans le processus de liquidation du groupe BAI, enclenché en 2015, à la suite de l’effondrement du conglomérat financier. Il soutient que certaines décisions et démarches entreprises à cette époque lui auraient causé un lourd préjudice.
Mais hier, la question centrale portait moins sur le fond des accusations que sur la représentation du plaignant. Par l’intermédiaire de son avocat, Mᵉ Shaan Kundomal, Dawood Rawat a informé la cour qu’il comptait déposer un affidavit le jour même afin de réaffirmer que sa fille, Laina Rawat, est mandatée pour le représenter dans ces trois plaintes ainsi que dans toute autre procédure judiciaire devant d’autres juridictions. Les défendeurs avaient, en effet, soulevé des objections quant à la capacité de Laina Rawat à agir en son nom.
Présent en personne en Cour suprême, Dawood Rawat a ensuite déclaré à la presse avoir juré un affidavit confirmant formellement que sa fille agit comme sa mandataire légale. L’ancien homme d’affaires a aussi affirmé avoir effectué maintes dépositions auprès du Central Criminal Investigation Department ainsi qu’auprès de la Financial Crimes Commission. «Quatorze mois après la prise de pouvoir du nouveau gouvernement, aucun développement n’a été fait dans cette affaire», a-t-il soutenu, évoquant ce qu’il qualifie de «blocage» au niveau des institutions. «Je ne suis pas venu pour obtenir de l’argent, mais pour obtenir réparation et justice.»
Dawood Rawat a initié d’autres procédures visant notamment l’ancien Premier ministre Pravind Jugnauth, l’exministre des Finances Vishnu Lutchmeenaraidoo, le leader du Reform Party, Roshi Bhadain, ainsi que l’ancien gouverneur de la Banque de Maurice Ramesh Basant Roi. Il les accuse «d’expropriation abusive, de complot et de vendetta politique».
De son côté, Laina Rawat, a déclaré ne pas comprendre les objections formulées par les défendeurs. Elle souligne l’existence d’au moins deux procurations, dont une datant de 2018 et l’autre de 2024, attestant qu’elle est légalement autorisée à représenter son père en cour. Elle a affirmé son intention de maintenir l’ensemble des plaintes engagées. La cheffe-juge a renvoyé l’affaire au 16 mars.
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