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Commission d’enquête sur la mort d’Andy Selmour
«Ses blessures ne sont pas compatibles avec une chute», soutient le Dr Gungadin
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Commission d’enquête sur la mort d’Andy Selmour
«Ses blessures ne sont pas compatibles avec une chute», soutient le Dr Gungadin
■ Annick Selmour, la mère d’Andy Selmour, accompagnée de son avocat, Me Deepak Rutnah, hier. Photo: Tony Fine.
La commission d’enquête présidée par l’ancien juge Paul Lam Shang Leen a démarré ses travaux hier et a franchi un cap dans l’examen des circonstances entourant la mort d’Andy Selmour à la prison de haute sécurité de Melrose, le 9 décembre. Et 13 des 19 témoins assignés ont été entendus, dont des Prison Officers présents le jour des faits, le médecin du SAMU, des enquêteurs et des experts scientifiques. Le témoignage le plus marquant a été celui du chef du service médicolégal, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, qui a lu et expliqué son rapport d’autopsie, étayé par 66 photographies. Il est catégorique : les blessures du défunt ne sont «pas compatibles avec une chute». Il a décrit une fracture triangulaire de l’os temporal droit, provoquée par plusieurs coups portés avec des objets contondants à surface plate – type morceau de bois ou pierre.
À l’intérieur du crâne, un important hématome extradural droit et une hémorragie pontique ont été observés, avec un volumineux caillot comprimant le cerveau. Certaines lésions, «plus ressenties que visibles», n’étaient pas détectables à la radiographie. Des saignements au niveau du cuir chevelu, de la bouche et des narines ont été relevés. Du liquide hémorragique était présent dans les poumons, compatible avec une possible obstruction des voies aériennes, notamment en cas de vomissements. Le médecin a aussi noté des blessures défensives : main gauche enflée, doigt médian fracturé, lésions internes au bras droit, autant d’indices suggérant une tentative de protection. Interrogé sur la prise en charge, il a indiqué qu’un scanner cérébral et une surveillance étroite s’imposaient d’urgence et que sans traitement rapide, l’évolution pouvait être fatale entre quelques minutes à quelques heures.
Deux fonctionnaires du Forensic Science Laboratory ont, pour leur part, détaillé l’état d’avancement des analyses : examens biologiques (traces de sang, fluides), analyses de fibres et de résidus sur des objets saisis, exploitation d’empreintes et traitement d’images. Certains tests spécifiques sont toujours en cours ; ils ont sollicité un délai, soit jusqu’au 10 mars, pour déposer leurs rapports complets, précisant que des résultats partiels ont déjà été transmis aux enquêteurs.
Des Prison Officers, dont le Lead Prison Officer en charge de la CCTV Control Room, ont également témoigné. En fin de séance, des images d’agression impliquant quatre détenus ont été visionnées. La commission a demandé qu’une version plus exploitable – avec un cadrage permettant de mieux distinguer les gestes – soit produite.
Les auditions se poursuivent aujourd’hui avec ce visionnage et d’autres témoignages pour situer les responsabilités.
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