Publicité

Ligue des champions

Monaco–PSG : barrage à quitte ou double entre champions d’Europe et club en crise

17 février 2026, 05:17

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

Monaco–PSG : barrage à quitte ou double entre champions d’Europe et club en crise

Vitinha et les Parisiens retrouvent l’AS Monaco ce mardi, à Louis II. FEP / Icon Sport

C’est le moment charnière de la saison, celui où tout bascule. Finie la légèreté : place aux matchs couperets. Luis Enrique le martèle à l’envi : la phase à élimination directe, «c’est la vraie Ligue des champions». Le PSG aborde donc ces barrages – antichambre des huitièmes de finale – avec le sérieux des grands rendez-vous.

Le tirage n’a pourtant rien d’exotique : les Parisiens défient l’AS Monaco, un adversaire familier qu’ils ont déjà croisé à 116 reprises sur la scène nationale. Match aller ce mardi (21h, Canal+), au stade Louis-II. Comme souvent lors d’un affrontement entre deux clubs d’un même championnat en Coupe d’Europe, l’affiche perd un peu de son mystère.

Les souvenirs récents sont contrastés. La saison dernière, au même stade, le PSG avait surclassé Brest (3-0, 7-0) avant de poursuivre sa route vers les sommets européens. Monaco, de son côté, avait été éliminé par Benfica (0-1, 3-3). Le club du Rocher avait déjà connu une confrontation franco-française sur la scène continentale : face à l’OM en 1999, en huitièmes de finale de la Coupe de l’UEFA (2-2, 0-1).

Pour les Rouge et Bleu, ces barrages avaient servi de tremplin. À l’époque, ils s’étaient qualifiés in extremis pour les disputer. Cette saison, le contexte diffère. Malgré les blessures et la fatigue, Paris avait réussi un départ parfait en Ligue des champions avec trois victoires, dont un succès marquant à Barcelone (1-2). Mais les trois dernières journées ont été moins convaincantes : seulement deux points pris, et une sortie du Top 8 après le nul contre Newcastle (1-1).

Luis Enrique relativise régulièrement l’importance d’une qualification directe pour les huitièmes, évoquant la question du rythme. Reste qu’être contraint de passer par les barrages ne constitue pas une performance. Consolation relative : un déplacement à Monaco paraît plus abordable qu’un voyage à Bakou, autre possibilité du tirage.

Le PSG souffle le chaud et le froid, comme en témoignent ses deux dernières sorties : une démonstration face à l’OM (5-0), suivie d’une défaite à Rennes (3-1). Quelle version se présentera en Principauté ? João Neves assure que l’équipe a travaillé l’efficacité toute la semaine et se dit «à 100 %». Un chantier qui ne semblait pas superflu.

À Monaco, la situation est plus préoccupante encore. Malgré un succès sans éclat contre Nantes (3-1) en championnat, le club traverse une zone de turbulences. Le changement d’entraîneur n’a pas produit l’effet escompté. Défense fragile, animation offensive irrégulière, blessures : les hommes de Sébastien Pocognoli doutent. La direction sportive est critiquée, et rares sont ceux qui imaginent une qualification monégasque.

Le technicien belge assume le statut d’«outsider» et appelle à y croire, rappelant qu’«il faut y croire, sinon ça ne sert à rien de jouer». Les pronostics, toutefois, ne pèsent guère au coup d’envoi. D’autant que les Rouge et Blanc avaient dominé les champions de France (1-0), fin novembre, au Louis-II en championnat.

Dans un duel sans parfum d’Europe lointaine mais chargé d’enjeux, le PSG joue plus qu’un simple barrage : il défend son rang. Monaco, lui, tente de rallumer la flamme.

Source : Le Figaro

Publicité