Publicité
Meurtre de Marie Joëlle Martine Fineau
Roger Sheldon Yannick Marie écope de 40 ans de prison et n’a exprimé aucun remords
Par
Partager cet article
Meurtre de Marie Joëlle Martine Fineau
Roger Sheldon Yannick Marie écope de 40 ans de prison et n’a exprimé aucun remords
■ Roger Sheldon Yannick Marie a été condamné à 40 ans de réclusion pour le meutre de Marie Joëlle Martine Fineau.
La Cour d’Assises, siégeant en Cour suprême, a prononcé une lourde sentence hier dans l’affaire du meurtre de Marie Joëlle Martine Fineau. Son concubin, Roger Sheldon Yannick Marie, 30 ans, reconnu coupable d’homicide (manslaughter) par un jury, a été condamné à 40 ans de servitude pénale pour la mort de sa concubine, un crime qualifié par la cour de «grave atteinte à la dignité humaine».
Les faits remontent à février 2022. La concubine de Roger Sheldon Yannick Marie, Marie Joëlle Martine Fineau, avait été signalée disparue. Le 12 mai 2022, lors d’une perquisition au domicile de ce dernier à Pointe-aux-Sables, la police, assistée de la Special Mobile Force, a ouvert une fosse d’absorption située dans la maison. Le corps d’une femme en état avancé de décomposition y a été découvert. Le lendemain, alors qu’il se trouvait en détention provisoire à la prison centrale de Beau-Bassin pour des infractions liées à la drogue, l’accusé a été interrogé par la police.
Roger Sheldon Yannick Marie a alors fait une confession détaillée. Il a raconté que le jour des faits, la victime et lui consommaient de l’alcool lorsqu’une dispute a éclaté. Selon ses propres dires, Marie Joëlle Martine Fineau lui a donné plusieurs gifles, ce qui l’aurait mis en colère. Il l’a alors violemment agressée pendant cinq à dix minutes, lui assénant des coups au visage et à la tête, et tappant sa tête à plusieurs reprises contre un mur, malgré ses cris et ses pleurs.
Après l’agression, ils se seraient endormis. À son réveil, l’accusé a constaté que Marie Joëlle Martine Fineau ne donnait plus signe de vie. Pris de panique, il lui a attaché les jambes à l’aide de câbles reliés à un bloc de béton avant de jeter le cadavre de sa concubine dans la fosse septique.
L’autopsie, pratiquée par le Dr Sudesh Kumar Gungadin, Chief Police Medical Officer, a conclu que la mort était due à une hémorragie intracrânienne. Cet examen médico-légal a aussi révélé de graves blessures : fractures de la deuxième à la sixième côte gauche, caillots organisés au niveau du crâne, ainsi que la disparition des deux mains au niveau des poignets, conséquence de la décomposition.
Pour la cour, les preuves médicolégales corroborent pleinement la violence extrême décrite par Roger Sheldon Yannick Marie lui-même. Dans son jugement, le juge Iqbal Maghooa a souligné le très haut niveau de culpabilité de l’accusé, insistant non seulement sur la brutalité des actes, mais aussi sur la dissimulation du corps, qualifiée d’atteinte grave à la dignité humaine et à la mémoire de la victime.
Le juge a également pris en compte le passé judiciaire de l’accusé, déjà condamné pour larceny et délits liés à la drogue. Lors de l’audience sur la peine, Roger Sheldon Yannick Marie est resté silencieux. Il n’a exprimé aucun remords ni avancé le moindre élément atténuant. La cour a estimé que les circonstances aggravantes l’emportent largement sur les facteurs atténuants invoqués par la défense.
Considérant que la peine maximale pour manslaughter peut aller jusqu’à 45 ans, le juge a estimé qu’une sentence de 40 ans de servitude pénale est «juste et proportionnée» au regard de la gravité des faits. Les jours passés en détention provisoire seront déduits de la peine. L’accusé devra également s’acquitter de Rs 1 000 de frais de justice tandis que les pièces à conviction seront confisquées et détruites.
La poursuite était assurée par Mᵉ Nalini Senevrayar-Cunden, Assistant Director of Public Prosecutions, assistée de Mᵉ Yanish Jeerasoo, State Counsel. La défense était représentée par Mᵉˢ Zakir Mohamed et Yousuf Azaree.
Publicité
Publicité
Les plus récents