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Détresse mentale des adolescents

Favoriser le dialogue : meilleur moyen de prévention

7 février 2026, 10:00

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Favoriser le dialogue : meilleur moyen de prévention

La remise de chèque à l’Adolescent Non-Formal Education Network a eu lieu hier à Port-Louis.

Hier, dans les locaux d’ANFEN – ECAL à Port-Louis, une remise de chèque a pris la forme d’un engagement concret en faveur des adolescents souffrant de détresse mentale. L’Artigiano, entreprise spécialisée dans l’importation et la distribution de produits alimentaires italiens de premier choix et membre du Groupe APTIS, a remis un chèque de Rs 542 715 à l’Adolescent Non-Formal Education Network (ANFEN). Ce montant vient soutenir un projet de prévention en santé mentale intitulé When ANFEN Youth Break the Silence!, présenté et appuyé par la plateforme Small Step Matters.

Etaient présents Stéphanie Ha Yeung, manager d’ANFEN, Saminta Arjoon, psychosocial lead et porteuse du projet, aux côtés de Marie-Laure Ziss-Phokeer, manager de Small Step Matters, et Daniela Quaranta, Chief Executive Officer de L’Artigiano. Au-delà du symbole, le chèque correspond à une volonté commune de renforcer la prévention et de favoriser la parole chez les jeunes, dans un contexte où les fragilités psychologiques peuvent être aggravées par l’isolement, la pression sociale ou des parcours de vie difficiles.

«When ANFEN Youth Break the Silence!» ambitionne de former de jeunes ambassadeurs issus des différents centres ANFEN à travers l’île afin qu’ils deviennent des acteurs du changement et des modèles positifs auprès d’autres adolescents. Le programme mise sur des formations mais aussi sur la création d’une mini-série de vidéos imaginées et conçues par les jeunes eux-mêmes. L’objectif est clair : briser les tabous, normaliser les conversations autour de la santé mentale et encourager la demande d’aide comme un geste de courage, et non de faiblesse.

«Qui mieux que les jeunes pour porter des messages destinés à leur génération ? Ce projet est né de leurs idées, de leurs réalités et de leurs voix. Il crée un espace sûr où ils peuvent s’exprimer, se soutenir et montrer que demander de l’aide est une force», a déclaré Stéphanie Ha Yeung. Saminta Arjoon a, pour sa part, insisté, sur la dimension participative de l’initiative. «Il s’agit de réduire la stigmatisation en donnant la parole aux adolescents et en encourageant un soutien entre pairs, ancré dans leurs vécus.»

Pour Daniela Quaranta, ce soutien s’inscrit dans une responsabilité assumée. «Nous sommes profondément convaincus que l’entreprise a un rôle à jouer dans la construction d’une société inclusive, où chaque jeune trouve sa place», a-t-elle dit, évoquant des valeurs de responsabilité, d’engagement humain et d’impact durable, portées par L’Artigiano et le Groupe APTIS. Marie-Laure Ziss-Phokeer a souligné que c’est un projet au croisement de deux urgences : l’éducation et la santé. La prévention en santé mentale, affirme-t-elle, est aujourd’hui cruciale, notamment pour des jeunes exposés à des vulnérabilités multiples.

Plusieurs jeunes se sont exprimés. Des enfants de l’Atelier Technique Rivière-Noire, dont Noah Decidée, Aaron L’Alouette et Christopher Frontin qui ont présenté des peintures sur la santé mentale, rappelant que l’énergie positive n’est pas constante et que la fatigue psychologique existe. Adriano Louis, Queencie Chembuck, Dichel Arsenius et Kelia Blais, élèves de l’École Culinaire Aline Leal (ECAL) ont, eux aussi, partagé des réflexions sur le sujet. Une manière d’ancrer concrètement le message tel que reconnaître les baisses, les doutes et apprendre à ne plus se taire.

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