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En quarantaine à l’hôpital de Souillac
Nizam Bugloo meurt d’une infection des voies respiratoires
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En quarantaine à l’hôpital de Souillac
Nizam Bugloo meurt d’une infection des voies respiratoires
Le décès du sexagénaire Nizam Bugloo, habitant de The Vale, survenu mercredi vers 1 heure alors qu’il était rentré au pays la veille après avoir accompli le pèlerinage de l’Oumra en Arabie Saoudite, a fait l’objet de spéculations quant à sa cause réelle. Il a d’abord été question de la mort d’un Saoudien, qui avait été placé en quarantaine. L’information s’est ensuite précisée. Il s’agissait du Mauricien Nizam Bugloo, 65 ans, placé en quarantaine depuis lundi à l’hôpital de Souillac car il présentait des symptômes de fièvre et de difficultés respiratoires rappelant ceux du Coronavirus du Syndrome Respiratoire du Moyen-Orient (MERS-Cov), virus identifié pour la première fois en Arabie Saoudite en avril 2012.
C’est à sa descente d’avion que Nizam Bugloo, qui était cardiaque et diabétique, s’est senti mal. D’abord admis à l’hôpital Jawarharlall Nehru, il a été transféré à celui de Souillac et placé en quarantaine, vu la détérioration de son état. Il était question qu’il soit soumis à un test PCR pour confirmer ou infirmer l’infection au MERS-Cov mais il est mort avant. Selon le médecin légiste qui a pratiqué son autopsie, il serait mort d’une infection des voies respiratoires.
La nouvelle de sa mort a plongé le village de The Vale dans une grande tristesse car Nizam Bugloo a longtemps été président du village. Avec son épouse Rookian, ils étaient partis en Arabie Saoudite, le 19 janvier dernier.
Bye Nizam, comme on l’appelait dans le village, était au service des habitants, qui ne peuvent oublier sa générosité, sa disponibilité, son désir d’améliorer leur vie. Son frère cadet, Nasser, 60 ans, raconte qu’il était très populaire. «Il a vraiment beaucoup fait pour le village depuis 1989.» Il ajoute que dans sa jeunesse, Nizam Bugloo était appelé «Dharmatma» (Ndlr: un religieux) car il ressemblait beaucoup à l’acteur Feroz Khan dans le film Qurbani, sorti en 1980.
Les témoignages n’ont cessé d’affluer, certains racontant comment il faisait rire l’assistance durant les réunions politiques, d’autres soulignant son rôle dans la rénovation des espaces publics et l’aide apportée aux personnes seules. Pour beaucoup, sa force résidait autant dans ses actions concrètes que dans sa manière simple et chaleureuse de parler à chacun. Ce père de trois fils laisse le souvenir d’un homme droit et sincère.
Faizal Seethamah, président du conseil de village, souligne que Nizam Bugloo était «un pilier, un leader sincère, qui travaillait toujours en équipe». Tibye Goojoo, son cousin, est tout aussi bouleversé :«Zordi nou santi nou orphelin. Son dernier souhait était de toucher le Kaaba et il l’a réalisé.»
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