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Mad King Donald blows his own trum… Pet
Manie… tou tire puis se retire plus vite que son ombre…
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Mad King Donald blows his own trum… Pet
Manie… tou tire puis se retire plus vite que son ombre…
Il s’est déplacé avec sa horde pour exposer son plan, scalper des têtes et donner une leçon à toutes les tribus, dont les Iroquois, les Cherokees, les Cheyennes, les Comanches, les Navajos… Planté devant son «totem», il décrit la situation flamboyante sur ses terres. Que des superlatifs à son propre égard bien que les chiffres qu’il énumère ne soient pas toujours fiables. Qu’importe, puisqu’il est le meilleur en tout. Manie… touAlways Great Again (MAGA).
Au passage, il règle ses comptes à toutes ces petites tribus morcelées, incapables de s’unir, accrochées à ses… «mocassins» en cas d’attaque. Il ne veut plus régler toutes les factures pour les défendre. OTAN en emporte le vent. L’un de ces petits chefs, un Sioux, fait le récalcitrant. Il est renvoyé à ses lunettes Aviator. Pas question de contester sa suprématie, sa politique, ses projets.
? «Veni, vidi, vici…»
Première exigence. Il veut la grosse île de Groenland, «ce bout de glace» sous prétexte que c’est pour défendre tout le monde occidental. Eu égard aux services rendus dans le passé à toutes ces tribus, la moindre des choses serait qu’on lui offre ce cadeau sur un plateau. Bande d’ingrats. Ironie : il cite alors un proverbe mohawk – «Un bon chef donne, il ne prend pas.» Sinon, il envoie sa cavalerie qui pourrait faire flèche de tout bois.
À ce propos, il construit déjà près de son wigwam blanc le plus grand Arc de Triomphe. Le Sioux n’a qu’à bien se tenir. Mais en raison de sa grandeur d’âme, la nuit portant conseil sous son tipi décoré de scalps (tiens, voilà Maduro), il fait preuve de meilleurs sentiments citant cette fois un proverbe pied-noir : «Un homme qui utilise la force a peur de la raison.» Il négociera, mais il aura gain de cause. Rancunier, l’eau de feu des terres du Sioux sera taxée à 200 %. L’armement de tomahawk est déjà en route dans des kayaks. Ses combattants sont protégés du froid par des anoraks et des parkas.
Manie… tou se charge de régler tous les conflits en quelques jours, ou disons quelques mois, pour ne pas dire quelques années. Ultra rapide au Venezuela. Ça traîne lamentablement à Gaza aux trois quarts détruits, la tribu rebelle s’étant fait r(h)amasser. Idée de génie du grand chef. Tout reconstruire et en faire une plaine verte pour golf, «tipis» de luxe, grande aire de divertissements avec «toboggans». Il devient erratique sur l’invasion de l’Ukraine pour son ami expansionniste aussi. Ça fait presque quatre ans que ça dure avec pour bilan des milliers et des milliers de morts. Il doit faire le job puisque les autres tribus se montrent incapables de s’unir en un front commun. Mais le chef ukrainien ne veut pas lâcher un pouce de terrain malgré son infériorité militaire. Manie… tou tente de jouer l’entremetteur. Et puis zut, que ces petites tribus se démerdent car le champ de bataille est très loin de ses terres à lui.
Et là, une tribu en un lieudit kanata refuse de lui céder ses terres. Mais le chef est têtu. Il passera par un passage étroit, «Québec», et l’ensemble sera baptisé Canada. Ça reste à faire. Désordre intérieur à Minneapolis en rébellion contre sa horde sauvage cagoulée qui sort la hache de guerre contre les émeutiers. Mais les citoyens donnent du fil à retordre à sa cavalerie de gros bras.
? Conseil de la Paix
Il passe outre de tout ce qui le gêne dans son action narcissique. Toutes les tribus ont un organisme lourd et inefficace, selon Manie… tou, pour régler tous les multiples conflits. Autre idée de génie. Implanter en parallèle un Conseil de la Paix dont il sera le président avec droit de veto. Un milliard pour y adhérer, un certain nombre d’états couchetoi-là se sont ralliés, mais beaucoup d’autres demandent à réfléchir ou s’y refusent. Peu importe.
Il dégaine son Board of Peace, qui comme lui va agir sans respecter les conventions internationales, la souveraineté des états, les règles élémentaires de la démocratie. Les autres chefs en rigolent dans leurs plumes persuadés que son machin ne fera pas long feu. Eux préfèrent en rester au calumet de la paix et à ne pas déterrer la hache de guerre. Ils ont peut-être tort parce que tous ceux qui refuseront vont savoir ce que signifie le maître mot de Manie… tou en toutes circonstances pour tordre le bras de ses opposants. Non, ce n’est pas «scalp» mais tariffs synonyme de taxes XXL. C’est le socle de sa stratégie de persuasion. Au début, il dégaine une somme stratosphérique. L’adversaire est déboussolé, s’agenouille presque et demande à négocier un taux moins élevé. Grand seigneur, Manie… tou propose alors un autre deal. Ça marche à tous les coups.
Adieu mondialisation, multilatéralisme, contrats signés par des consortiums. Il veut du tête-à-tête. À ce jeu-là, il gagne, étant la tribu la plus forte, la mieux équipée et entraînée, la plus riche. Quoi, sa dette colossale ? Sa réponse a claqué comme il cravache son mustang : il se servira des tariffs.
? Et le reste du monde
Notre chef bien-aimé n’a qu’une obsession en tête. Ne pas se faire dépasser par le chef d’une autre grosse tribu ki pe fite. Armements, hordes colossales de combattants, rattrapage de son retard, avancées avec d’autres tribus que Manie… tou délaisse et abhorre, les BRICS. Soit le Brésil, la Russie, l’Inde, l’Afrique du Sud et la Chine bien sûr en tant que maître d’œuvre. Les rejoindront l’Égypte, l’Éthiopie, les Émirats arabes unis, l’Indonésie et même l’Iran, son ennemi juré. Pour sa part, il vilipende ses propres tribus alliées pour se tourner vers l’Australie, la Corée du Sud, le Japon…afin de faire contrepoids.
C’est pourquoi il veut acquérir les titres de propriété du Groenland et du Canada pour boucler la boucle dans l’extrême nord avec l’Alaska. Il craint qu’avec le temps le son étincelant, éclatant et cuivré de sa trompette soit moins percutant malgré l’utilisation des pistons. Il joue encore une fois la carte des taxes mais il y a du répondant en face qui l’oblige à jouer en… sourdine. Va falloir un bémol.
Par ailleurs, il commet l’erreur de dézinguer l’Afrique. Il a invité quelques chefs de tribus africaines dans son «wigwam». Ils se sont courbés mais lui a été incapable de retrouver le nom de chacun et celui du pays qu’il représentait. Il a broyé du noir. Or, l’Afrique est un continent prometteur pour les prochaines décennies. La Chine s’est déjà mise en selle.
Reste la plus petite des tribus, isolée et secrète, dont le nom est les Sentinelles (on n’a pas fait exprès). Elle s’était fait berner au moment de l’Indépendance sur les terres de Diego Garcia et des Chagos. La tribu propriétaire avait cédé un bail à Manie… tou mais il arrive à son terme. Notre grand chef, entretemps, a installé à Diego une de ses plus grosses bases militaires. Le propriétaire était prêt à payer une somme d’argent pour les Chagos dont la tribu avait été éparpillée et voilà que le «shérif» du monde esquisse un pas de danse de côté en refusant toute restitution de Diego. La petite tribu devrait retrouver les Chagos mais là aussi le grand chef rechigne. Il a déjà envoyé des signaux d’alerte via des feux au sommet des montagnes.
Ainsi, Manie… tou aura la «grosse glace» qu’est le Groenland et Diego Garcia, intouchable par d’autres. Cette galéjade n’est pas une fiction. Toute ressemblance avec des personnages et des faits n’est pas fortuite. Les mots entre guillemets appartiennent vraiment aux langues des Indiens d’Amérique du Nord. Un seul qualificatif s’impose pour notre Manie… tou : hubris !
Pe met tchoula!
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