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PRB 2026

La State and Other Employees Federation réclame son application complète dès le 1ᵉʳ janvier

27 janvier 2026, 07:30

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La State and Other Employees Federation réclame son application complète dès le  1ᵉʳ janvier

La mise en œuvre du rapport du PRB 2026 continue de cristalliser les tensions dans la Fonction publique. Dans une correspondance adressée au secrétaire au Cabinet et chef de la fonction publique, Suresh Seebaluck, la State and Other Employees Federation (SOEF) conteste la décision d’appliquer les recommandations salariales en deux temps : 50 % dès janvier 2026 et les 50 % restantes en janvier 2027. Pour la fédération, cette approche graduelle s’écarte de l’esprit du rapport, crée des injustices et risque d’amplifier le mécontentement des fonctionnaires.

Par la voix de son négociateur, Radhakrishna Sadien, la SOEF déplore «la logique» d’un étalement des ajustements, d’autant qu’aucun mécanisme d’arriérés n’est prévu pour compenser l’écart. Certains salariés ont déjà bénéficié de compensations salariales et d’une allocation intérimaire de 5 %. Dans ces conditions, l’application limitée à la moitié des augmentations réduirait mécaniquement l’effet réel : de nombreux fonctionnaires ne percevraient aucune hausse effective ou une hausse jugée marginale, ce que la fédé- ration juge «manifestement préjudiciable».

Sur le volet budgétaire, la SOEF conteste l’argument selon lequel l’État ne pourrait assumer une mise en œuvre en une seule fois. Le syndicat s’appuie sur le rapport PRB, qui précise que la capacité financière et la durabilité des augmentations ont été prises en compte et que l’application complète représenterait un coût annuel de Rs 10,9 milliards. Selon la fédération, cela démontre que le PRB prévoyait une mise en œuvre intégrale, et non échelonnée. Le rapport recommande, en priorité, la mise en place de mécanismes d’épargne pour absorber l’excès de liquidités plutôt qu’un retard dans l’application des mesures.

La SOEF invoque également la cohérence du rapport, présenté comme un ensemble «indissociable». Appliquer les avantages financiers à 50 % en 2026 constituerait une mise en œuvre partielle, susceptible de créer des distorsions entre les catégories d’employés et de fragiliser l’équilibre recherché. Le syndicat souligne enfin que le calendrier échelonné ne figure pas dans le rapport, qui prévoit une application complète dès le 1er janvier 2026. Une mise en œuvre en deux phases risquerait d’aggraver le mécontentement et d’entamer la confiance des fonctionnaires. La SOEF demande donc au gouvernement de revoir sa décision et de procéder à une application intégrale (100%) avec effet rétroactif.

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