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Accord sur les Chagos
Londres reporte le débat à la Chambre des Lords
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Accord sur les Chagos
Londres reporte le débat à la Chambre des Lords
Le projet de loi britannique visant à inscrire dans la législation l’accord sur les Chagos ne sera finalement pas débattu à la Chambre des Lords à la date prévue. Selon la BBC, le texte, qui devait être examiné le lundi 26 janvier, a été retiré de l’ordre du jour à la dernière minute par le gouvernement britannique. Le débat devait marquer une nouvelle étape dans la phase finale du processus parlementaire, connue sous le nom de «ping-pong», durant laquelle le texte circule entre la Chambre des communes et la Chambre des Lords afin de parvenir à une version définitive.
Cependant, tard dans la soirée du vendredi 23 janvier, les conservateurs, opposés de longue date à cet accord, ont déposé un amendement demandant une suspension du processus «à la lumière de l’évolution des circonstances géopolitiques». Face à cette initiative, le gouvernement a choisi de ne pas maintenir le débat prévu et a annoncé que le projet de loi reviendrait ultérieurement devant la Chambre des Lords, sans préciser de calendrier.
Un porte-parole du gouvernement a réaffirmé l’engagement de l’exécutif envers l’accord, soulignant que celui-ci est essentiel pour garantir la sécurité nationale et préserver la base conjointe Royaume-Uni–États-Unis de Diego Garcia. Il a dénoncé une attitude jugée «irresponsable et imprudente» de la part de certains pairs, estimant que leur rôle est de contrôler la législation et non d’interférer avec les priorités de sécurité nationale.
Des sources gouvernementales indiquent que des réflexions sont en cours pour répondre à cette situation et empêcher que des tactiques similaires ne soient utilisées à l’avenir. De leur côté, les conservateurs affirment que l’adoption du projet de loi placerait le Royaume-Uni en violation du traité de 1966 conclu avec les États-Unis, lequel stipule que le territoire doit rester sous souveraineté britannique. Ils appellent ainsi le gouvernement à obtenir un accord clair avec Washington avant toute reprise des débats.
Ce report intervient dans un contexte diplomatique tendu, alors que le président américain Donald Trump a récemment qualifié l’accord de «grand acte de stupidité», malgré le fait que son administration avait précédemment accepté ses termes. Avant la signature de l’accord en mai dernier, Londres avait pourtant offert à Washington un droit de regard renforcé, compte tenu des implications stratégiques du dossier pour la sécurité américaine.
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